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ARCANA ARCANORUM

Même sur le sol Africain, le Graal est avant tout une quête intérieure - La Massenie ne désire que rassembler des Cherchants Sincères au delà de tout Dogme, de tout esprit de Chapelle - fidele à ce que disait Gabrielle CARMI : Oser Rêver, c'est Oser Vivre !

tout en conservant l'Esprit du Temple.

massenie du st graal

Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /2008 12:53
IV) L'UNIVERS = L'ENERGIE

L'énergie est une force spirituelle et physique d'une puissance incalculable (bien que E = MC2, a dit quelqu'un de très célèbre...) Elle est l'étoffe de l'Univers. Rien ne pourrait et n'aurait pu exister sans elle. Qu'est-ce donc, cette énergie ? Dieu, la Trinité, est le pivot autour duquel tourne le Cosmos.

L'énergie n'est pas Dieu en personne, mais son rayonnement. Tout comme les rayons du Soleil ne sont pas le soleil lui-même. L'énergie est constituée de cellules minuscules, qui contiennent chacune des formes d'énergie qui serviront à bâtir et à réparer les constructions cosmiques de l'Univers. Dans chaque cellule le plan du cosmos y est inscrit, ce qui revient à dire que le plus petit grain de matière contient en image le cosmos entier ? Cette énergie se divise en douze grands courants.

Ces courants sont d'abord d'énergie primaire qui rayonne du centre cosmique de Dieu même. Ces courants sont distincts les uns des autres par la couleur de leur énergie. Ces couleurs sont les primaires que les hommes connaissent, et principalement les artistes. C'est à dire le rouge, le jaune et le bleu. Ces courants seuls, sous cette forme primaire, ne pourraient construire de matière ? Mais, dans chaque cellule de cette énergie, il y a une partie qui contient l'énergie libre. De l'énergie, qui en s'échappant de la cellule, permet à l'énergie primaire de se mélanger, et de former les courants complémentaires qui empruntent la couleur du vert, du violet et de l'orangé.

Ces courants sont essentiellement créateurs. Mais comme la matière a besoin d'être réparée, ces courants se redivisent et forment ce que l'on appelle les courants d'énergie ombrée. Ce qui donne : rouge ombré, jaune ombré, bleu ombré, vert ombré, violet ombré, orangé ombré.

Ces douze courants sont immuables et pourvoient à toutes les créations futures et à toutes les réparations de la matière brisée. Ces courants sont aussi les grands pourvoyeurs de l'entretien de la vie et des éléments nécessaires à l'évolution du Cosmos. L'énergie est donc l'élément constructif de toute chose. La matière sensible en est formée ainsi que la matière invisible et impalpable (comme le psychisme, la pensée et la spiritualité), tout vient de cet élément de base que seul un "Dieu" pouvait créer quelque chose d'aussi parfait. Pour comprendre cette force énergétique, on doit se représenter la course des mondes dans l'espace et la force incalculable des étoiles, des galaxies et des soleils. En un mot, l'énergie est le mouvement de la vie.

V) L'UNIVERS : L'ENERGIE VITALE

La vie de la matière est un échange d'énergie cinétique et d'énergie spirituelle. La vie est de l'énergie divine imprimée sur des atomes dont est constitué tout élément du cosmos. L'énergie spirituelle contient dans ces cellules des principes immortels qui permettent la reproduction du modèle sur lequel est greffé le premier mouvement vital. La reproduction est fidèle, mais dans un champ aux limites extensibles, où l'expression d'un développement vers un "Plus être" peut se produire. Le schéma est constitué de pellicules dont chacune porte le plan de l'étape que doit franchir l'être vivant, tout en ayant le pouvoir de faire un choix pour survivre dans le milieu où l'évolution d'autres êtres vivants le menace de destruction, ou que les conditions de sa planète l'obligent à transformer ses moyens de défense. Il y a des espèces d'êtres dont le schéma possède peu d'étapes à franchir pour atteindre le sommet de leur développement, c'est qu'ils doivent rester à ce degré pour équilibrer la sphère où abonde une vie végétale et animale et dont les éléments doivent se compléter pour réaliser le grand plan de l'univers. Le principe de la vie ne peut être créé par des intelligences, si grandes soient-elles, puisqu'il ne peut naître que d'un être supérieur qui possède lui-même la vie immortelle et l'omniscience qui doivent présider à cette structure merveilleuse de la vie.

L'analyse de la cellule vivante peut être faite jusque dans ses plus petites parties, mais on ne découvrira jamais l'énergie vitale, impalpable, imprégnant toute vie, non seulement à l'origine, mais fournissant sans cesse les éléments pour l'entretenir et pour faire évoluer l'être jusqu'à son plein épanouissement. L'énergie vitale est l'acte de "Dieu" qui, en permanence, transmet son pouvoir créateur à la chaîne sans fin d'êtres issus de son émanation. "Dieu" est unique, mais l'énergie qui s'en dégage, a des propriétés diverses en perpétuelle création. La matière se fait, se transforme, se répare, mais en puisant toujours dans cette masse d'énergie qui lui fournit les éléments nécessaires à ses constructions. "Dieu" créa tout... La matière, qu'elle soit inanimée ou vivante, est toujours le produit de cette Force unique, propulsive de mouvement et génératrice de vie matérielle et spirituelle.

VI) L'UNIVERS : LES BALBUTIEMENTS DE LA VIE

Nous avons vu ce qu'était la vie. L'énergie spirituelle unie à l'énergie cinétique qui recouvrit des atomes d'une fine pellicule programmée pour le développement d'éléments primaires, base de toute vie. Dès cet instant, l'évolution était en marche. Les premiers foyers de vie étaient dispersés en quelques endroits de la Terre, là où le courant de vie circule dans tous le Cosmos, et lorsqu'une sphère est suffisamment évoluée et qu'elle contient les éléments nécessaires au développement de la vie, il s'en dégage une énergie qui entre en harmonie avec celle du courant vital. Les deux s'unissent. Le germe de vie est semé. Et, après bien des obstacles, où cette vie est menacée de s'éteindre, elle réussit à s'étendre et à prendre racine dans les endroits les plus propices du globe.

Les premiers éléments ne furent d'abord que des particules non assemblées cherchant, comme un atome amputé d'électrons, à se compléter. Lorsque l'union fut faite, la pellicule codée commença à développer son plan. Développement lent, incertain, perturbé par l'état primitif de la planète... Mais l'énergie vitale y pourvut pendant de longues périodes, jusqu'à l'enracinement profond de cette vie qui envahit plus tard la Terre. L'Eau fut un milieu où l'énergie vitale pouvait réussir à faire germer la vie, car elle contenait en suspension les compléments nécessaires à sa germination. Une cellule fut d'abord formée, elle était déjà une merveille de complexité qui ne cesse de grandir depuis des milliards d'années. Cette première brique avait la propriété de se reproduire en respectant le schéma original. Ces cellules primitives, tout comme celles de notre organisme, se différencièrent en une multitude d'espèces, créant ainsi le règne végétal et le règne animal qui aboutit à l'Homme.

Cette vie, dans ses balbutiements sur une planète en transformation, avait besoin d'une énergie constructive toujours présente pour réparer les blessures qu'elle recevait de tous côtés. Les bouleversements du sol, les périodes glaciaires et de pluie qui durèrent toute une ère... Mais quand l'énergie vitale, fait prendre racine à la vie, elle a assez de puissance pour l'entretenir, ne fut-ce que sur de petits coins de planètes échappés aux cataclysmes et aux climats rudes d'un monde nouveau.

VII) L'UNIVERS : L'EVOLUTION DES PLANTES

La vie a commencé par le règne végétal. Les végétaux sont la source nutritive de toute vie animale. Ils sont les emmagasineurs d'énergie solaire, de sels minéraux, de vitamines, enfin de tous les éléments indispensables au développement de la vie biologique. (Ce que l'on oublie souvent).  Les plantes, tout comme les animaux, avait un schéma imprimé dans leurs cellules qu'elles réalisèrent dans le cours de leur évolution, obéissant aux lois cosmiques comme tout ce qui est sorti de l'énergie créatrice. Il y eut des plantes comestibles qui servaient à absorber les minéraux, les détritus qui se décomposent sur le sol, et d'autres à puiser les vitamines que des plantes d'espèces différentes, fabriquaient et pouvaient transmettre au moyen de leurs racines... Les plantes, petites ou grandes, croissant dans un même lieu, se complétèrent. Le schéma de chaque espèce la conduisit à fabriquer des éléments qui équilibraient l'environnement atmosphérique, la croissance de plantes nuisibles et des éléments pour nourrir des êtres qui contribuaient à conserver l'harmonie entre les minéraux et la vie...

Les plantes contiennent en potentiel le filon vital de la planète. Elles tissent le canevas sur lequel les animaux et les hommes brodent, point par point, la réalisation de leur évolution matérielle. Il y a des plantes microscopiques qui nourrissent les infiniment petits, qui circulent dans l'eau, et d'autres qui voyagent dans l'espace portant leur semence dans les lieux les plus reculés du globe. Elles sont constituées d'éléments reproducteurs de vie, obéissant à la grande loi de l'équilibre qui, aux yeux des hommes semble dû au hasard que des vents propices ont favorisé en soufflant d'un côté plutôt que d'un autre. Non ! mes Amis, il n'y a pas de hasard du type Pr Monod, il n'y a que de la souplesse dans la réalisation d'un schéma, une liberté, même dans la matière vivante inférieure. Chaque parcelle de vie est douée d'un attrait pour un élément complémentaire, pour une utilisation de ce qu'elle possède quoique parfois il y a un choix à faire entre deux unions, et encore là, le milieu joue en faveur de l'une ou de l'autre. Les arbres les plus grands ont passé, tout comme les animaux, par une infinité de transformations qui développèrent une gamme d'éléments incalculables qui se fixèrent les uns sur les autres sur la structure déjà différenciée de ce qui constituera le nombre prodigieux d'espèces végétales qui recouvriront la terre. L'évolution des plantes n'est pas indéfinie. Elles se fixent dans une forme lorsque leur plan est réalisé. Elles remplissent alors leur rôle d'équilibre de la nature vivante du bas au sommet de l'échelle de la vie.

VIII) L'UNIVERS : LES PLANTES

Dans la création d'un univers tout est précis, prévu, structuré, rien ne se perd et rien ne se crée. Tous les éléments sont présents. C'est la réaction des uns sur les autres qui transforme, répare et qui fait naître de nouvelles formes de vie. C'est alors que l'on dit "l'univers se crée et se recrée". Mais en réalité tout est déjà là en potentiel depuis le premier grain de matière qui contenait les éléments qui constitueraient l'univers. Les plantes, nourricières de la vie animale, possèdent donc tout ce qu'il faut pour conserver l'équilibre et développer l'être vivant. Elles puisent les sels minéraux du sol. Elles fabriquent des éléments thérapeutiques pour réparer les brisures et combler les déficiences de la matière vivante. Elles sont le grenier des aliments et le grand laboratoire de l'entretien de la santé. Les plantes sont également le purificateur de l'air, le distributeur d'énergie vitale qui, sous forme de courants, s'infiltre en elles et qu'elles remettent à toutes les formes de vie dans la nourriture qu'elles distribuent. L'énergie constructive se greffe également sur les plantes afin d'être au service de la vie. Elle est présente dans chaque cellule du règne végétal. Elle construit non seulement les plantes elles-mêmes, mais toute vie qui se nourrit d'elles. L'énergie constructive est présente partout, mais elle devient assimilable avec plus d'efficacité en passant par les végétaux, en s'incorporant à eux comme faisant partie de leurs éléments. Le sol où croissent les plantes a une grande importance puisque les courants telluriques s'infiltrent, eux aussi, dans leur constitution. Ces courants d'énergie, puisés dans le cosmos, s'harmonisent à la matière terrestre et la redonnent aux êtres vivants, à leur mesure, pourrait-on dire, afin que tous puissent recevoir ce dont ils ont besoin pour remplir leur rôle sur la planète où ils vivent. Le sol pierreux ne dégage pas les mêmes courants telluriques qu'un sol fertile, marécageux ou recouvert d'eau. L'énergie qu'en reçoivent les plantes, n'est donc pas la même, et ces derniers ne contiennent pas les éléments identiques, lors mêmes qu'elles sont de la même espèce. Le climat, la latitude, la longitude agissent aussi sur les qualités nutritives et thérapeutiques des plantes. Leurs propriétés sont difficiles à analyser, mais l'on peut dire néanmoins que la science moderne y réussit assez bien dans son ensemble. Il s'agit donc de s'y conformer pour l'instant.

On peut dire avec Foi que les plantes sont un "Don" de "Dieu". Rien sur la Terre ne pourrait les remplacer quoi que les scientifiques puissent dire.

Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /2008 14:13

Rappel de l’action ésotérique de l’Ordre du Temple


Je veux vous rappeler brièvement le rôle des Templiers dans le monde. C’est tout d'abord en Terre Sainte que leur action s’est exercée. Les initiés du Temple ont rencontré pendant les croisades d'autres initiés. Ceux-ci avaient suivi une voie très différente de la leur. Les templiers ont découvert que l'accès à la Connaissance pouvait emprunter d’autres voies. Pour les monophysistes, Jésus-Christ ne possédait qu’une nature, ce qui était contraire à ce que prêchait l’Eglise pour laquelle Jésus-Christ avait deux natures : humaine et divine ne fusionnant pas. Ces monophysistes ont fondé leurs propres Eglises : arménienne, jacobite, et celle d’Alexandrie. Elles subsistent encore.

Une autre secte, le Nestorianisme, créée par un prêtre russe, admettait que le Christ n’était qu’un homme habité par le Verbe dont il était le Temple. Poursuivis par l’Eglise catholique romaine et condamnés par le Concile de 431, les Nestoriens se sont réfugiés en Perse.

Gravitaient aussi autour de ces sectes des arméniens, des coptes, des mongols, des islamistes et des sémites. Tout cela composait un brassage de race que les Templiers se sont efforcés de comprendre. Pour eux, aucune religion n’était exclue même celles qui n'étaient pas monothéistes, comme en Inde ou en Extrême-Orient.

C’est une très grande leçon de profonde tolérance que nous donnent ces Templiers qui étaient pourtant catholiques romains.

Les coptes pratiquaient la langue syriaque dite « langue des oiseaux ». C’est une technique rythmique et numérale dont le mode rythmé se chante à répétition. C'est comme un mantra, une invocation du Nom Divin. Ces chants et ces répétitions amènent l’être à communiquer avec les états supérieurs. Cette langue des oiseaux était aussi un code. C'est le rossignol qui en est le symbole. Les alchimistes disent que cette langue est un acte opératif.

Les cours d’Amour s’en sont servi pour faire passer un message ou pour faire des initiations chevaleresques secrètes. Le peintre Léonard de Vinci dessinait parfois un petit rossignol sur une toile qu'il destinait à un initié comme lui. On peut voir actuellement au musée du Louvre deux tableaux sur lesquels le rossignol est dessiné dans un coin.

On ne peut évoquer les brassages de races et d’idées dont je viens de parler sans s'arrêter au rôle particulier de l’Arménie qui, à l'époque des croisade, était encore un royaume indépendant, dont le nom arménien « Haïastan » signifiait "le pays des Seigneurs".  C'était un pays très évolué, dont la littérature a été très riche. C'était donc naturel qu'il joue un rôle important, favorisé en outre par sa situation géographique, comme intermédiaire entre les différentes civilisations et traditions du Proche-Orient, de la Perse, du Caucase et des rivages méditerranéens. C’est par elle que la Sagesse se répandra à travers les steppes et les hauts plateaux de l’Asie centrale. Et la liaison entre l’Orient et l'Occident se fera grâce aux Templiers. Ceux-ci ont pu constater en particulier les échanges qui se produisaient entre les bâtisseurs arméniens, latins et éthiopiens. Tout cela formait une véritable osmose. L'action des Templiers a ainsi permis de sauver et de répandre les acquis de la si riche et importante littérature arménienne dont malheureusement les monuments ont, au cours des âges, été détruits par le christianisme.

L'Arménie a favorisé aussi le développement de l'action des Ordres militaires, hospitaliers et religieux au Moyen-Orient, ainsi que leur rattachement à des Ordres chrétiens arméniens.

Cela a été le cas pour l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem dont la création remonte probablement à l'an 870. Aussi pour l’Ordre de Malte, primitivement Ordre de Saint-Jean.

L’Ordre du Temple, bien qu'ayant à cette époque son siège magistral à Chypre a établi aussi des liens spirituels avec des Ordres arméniens.

N’oublions pas que ce sont Saint-Paul et Saint-Marc qui ont fondé en 45 l’Eglise de Chypre. Un peu plus tard Saint-André a aussi débarqué à Chypre. A la même époque, Saint-Thomas a évangélisé les populations du Yémen, celles du Sud-Ouest de l'Inde, de Ceylan et de la côte du Malabar. Ces nouveaux chrétiens s'appelaient "chrétiens de Saint-Thomas". Ils travaillaient aux draperies religieuses qui comportaient des messages que venaient chercher certains êtres pour les répandre.

Les Templiers en croisade et des croisés ont influencé le christianisme. Ils ont propagé et pratiqué la notion divine commune au christianisme, au judaïsme et à l’islam. Il semble bien qu’à Chypre les Templiers aient retrouvé la doctrine propre aux premiers chrétiens et l’auraient incorporée dans le cadre de l’Occident médiéval. Malheureusement, l’Orient mystique a été incompris par l’Occident qui a été prompt à condamner ceux qui ne s’en tenaient pas aux règles strictes et au dogme fixé par les Conciles.

A la fin du XII° siècle les Templiers étaient nombreux en Irlande. Egalement en Hongrie où la Maison-Mère était la commanderie de Saint-André dont dépendaient aussi les Ordres de Saint-Jean, Lazariste, teutonique et du Saint-Sépulcre.

Les Templiers ont hérité d'un legs gnostique préservé dans l’Orient chrétien et dans les diverses confréries musulmanes.

Ils étaient voués à l'Église de Jean et la Maçonnerie templière qui était près d’eux était imbue de johannisme.       

Cet Ordre Templier merveilleux que Saint-Bernard appelait la "Milice de Dieu"... !

La dissolution de l’Ordre du Temple a marqué l'effondrement spirituel de l’Occident.

Tout au long de leur action les Templiers nous donnent une leçon et nous apprennent à rejeter toute préconçue, forcément fausse et mesquine parce qu’irraisonnée.

Comme eux, en Massenie nous devons accomplir l'amour universel, la connaissance, l’effort personnel, la conscience d'être, qui nous amèneront à l'Unité. En fondant une Massenie nouvelle vous devez réaliser tout cela.

En "réalisant" l'Unité, même les chaînes n'auront pas de prise sur nous, car nous aurons acquis la maîtrise de notre Soi.

Immortalité, Unité et Liberté sont en nous. Nous devons les dégager, et seul l’Esprit est la Vérité de notre être.

Toutes les religions ont sauvé des êtres, mais non l'humanité. Car, pour cela, il faut un effort soutenu du développement spirituel personnel... et collectif.

 

Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /2008 14:29

Sur les Templiers

Templiers et Harodims se sont trouvés de nombreux points communs. Les Harodims étudiaient entre autres sciences, la cosmogonie et la projection zodiacale des constellations stellaires, dont les symboles sont les signes du zodiaque. Ils ont assuré la transmission initiatique des traditions, des civilisations hyperboréennes qui se sont perpétuées dans la civilisation hindoue et atlante. Les Templiers de leur côté étaient dépositaires de la tradition primordiale se rapportant à leurs origines et au mystère du Graal, dont le symbolisme se retrouve dans leur action pour la défense de la Terre Sainte et le maintien de la Tradition religieuse et métaphysique.

Les harodims, descendants des patriarches hébreux (Abraham initié en Chaldée, Isaac en Egypte, Jacob d'origine phénicienne et initié en Egypte) avaient en commun la soif du désert. Ils abborhaient les villes où ils furent prisonniers des rois d'Assyrie. Ils avaient adopté les règles de l'Ordre d'Hélohim, pratiquent le culte familial, le respect de la femme et l'amour passionné de leurs fils. Ils protégeaient la tribu et pratiquaient la loi de l'hospitalité vis à vis de l'étranger.

Les Harodims révélèrent aux Templiers leurs secrets intéressant l'utilisation des métaux et l'art de construire, qu'eux-mêmes détenaient en partie des arabes et des byzantins. Ils avaient des Loges initiatiques où les Traditions de l'Egypte pharaonique et de la Grèce antique étaient pratiquées. On peut croire que les sculpteurs, peintres, poètes, maîtres-verriers, etc... formaient une même Loge.

Les templiers ont perfectionné leur art de construire et l'influence des arabes apparaît en particulier dans les motifs ornementaux de leurs églises où l'on peut voir des passages du Coran écrits en koufite. Il existe encore quelques églises en France ayant ces ornements : à Moissac, au Puy, à Saint Lizier dans l'Ardèche, à Saint Guilhem dans l'Hérault. Les maçons du Temple de Salomon et leurs francs artisans pouvaient circuler librement. Ils jouissaient de la "liberté de passer" et trouvaient partout aide et protection. Ils avaient de grandes franchises grâce à Saint Bernard. Ce serait l'origine du mot "franc-maçon", en opposition avec le maçon simple et libre mais qui ne bénéficiait d'aucune franchise. Dans leurs constructions, ils mettaient des signes symboliques ésotériques dont certains appartenaient à l'alphabet runique et d'autres au Ziza hébraïque qui est une déformation des caractères hébreux influencée par la vieille écriture germanique. Leur plus grande loge pour l'Allemagne au XII° siècle se trouvait à Strasbourg. Elle décernait des titres et jugeait en tribunal suprême.

La légende dit que la Franc-maçonnerie templière du royaume de Jérusalem a été importée en Flandres et dans le Hainaut. On pense qu'en Angleterre, elle fut le noyau constitutif de la "Compagnie des Maçons de Londres", qui s'est affirmée au début du XIII° siècle. Puis, ils se sont étendus dans le midi de la France. En 1314 a été fondée la Grande Loge de Hérodim de Kilvining en souvenir d'anciens templiers.

A la même époque - 1314 - en Ecosse, Robert Bruce créa l'Ordre de Chevalerie de Saint André du Chardon, pour remercier les Templiers d'avoir combattu avec succès à la bataille de Bannockburn qui a été décisive pour l'indépendance de l'Ecosse.

Le symbolisme numéral des Templiers était semblable à celui des Harodims. L'horloge cosmique des Templiers, que l'on retrouve dans les graffitis du château de Chinon, fait apparaître des données traditionnelles sur les cycles historiques liés aux mouvements des planètes et des astres. D'après la Kabbale, dans l'horloge cosmique qui se rapporte aux heures, faite après l'unité en mesure : la grosse = 12 x 12, se retrouve le nombre 144 qui correspond aux 1 440 minutes de la journée. ;Dans la pendule de Salomon, le symbole du pentacle indique l'origine de l'Initiation. On y retrouve les signes solaires sacrés de la croix celtique et du chrisme qui est antérieur au Christianisme.

On sait qu'au IX° siècle, les constructeurs chaldéens d'Irlande et d'Ecosse ont dû émigrer sur le continent, après la disparition de l'église celte condamnée, et se sont regroupés en sociétés secrètes. C'est pour cela que certaines églises portent encore des signes celtes et chrétiens, particulièrement en Bretagne.

Autour de 1120 et pendant 80 ans, les Templiers eurent de nombreux contacts avec les hébreux, ismaéliens, arabes et byzantins. Leur construction, jusque-là romane, s'est transformée. Certaines églises deviennent séculaires - à Paris et à Londres - ou polygonales, comme celles de Sigovie, Montmorillon, Laon et Metz.

Inspirés par les symboles de la Shekkina - ensemble des symboles kabbalistiques - les constructeurs des églises et cathédrales ont souvent sculpté sur leurs piliers, la feuille de saule, qui représente l'immortalité.

Dans les mystères antiques, cette feuille était le rameau d'or, qui devient l'acacia de la franc-maçonnerie et a deux significations : innocence et pureté. De même les rosaces des églises et la rose ont une très grande importance. Dans la Shekkina, les rosaces se nomment la "rota", la "roue", le "rouah", souffle divin. La rose, très vieux symbole alchimique, représente la connaissance des mystères du Grand Oeuvre, la connaissance intégrale, l'illumination. Elle possède cinq, huit, quinze pétales, liés aux correspondances sacrées de Pythagore. (Développement architectural, mathématiques secrètes). Elle est le symbole de la perfection achevée. La rose fleur et la rose des vents marquent le passage du symbole à celui de la roue. Blanche, elle signifie le sacrifice, rouge, le devoir.

Dans les églises, il y a toujours trois rosaces. L'abside fait face au Sud-est, le transept est orienté du Nord-est au Sud-ouest ; il en résulte que la rosace septentrionale est toujours privée des rayons du soleil. (En alchimie : oeuvre au noir). La rosace Sud-est est éclairée par le soleil à midi (oeuvre au blanc) et la grande rosace principale flamboie au soleil couchant (rubéfaction).

Les rosaces de Notre-dame de Paris représentent le soleil entouré de ses douze pétales, qui sont les douze signes du zodiaque. Le premier des signes du zodiaque figurant sur la rose occidentale est le signe du Poisson. Pourtant, les calendriers médiévaux commencent par le signe du Bélier. Je n'en connais pas l'explication. La Vierge du portail porte au centre de sa croix, une rose sauvage, appelée par erreur le lys.

Sur la grande rosace de la cathédrale d'Amiens, on voit le pentagramme d'harmonie inversé. Dans les temps anciens, on dansait sur le parvis des cathédrales et même à l'intérieur la sardanne, qui est une danse circulaire sacrée qui évoquait la rosace. Cette tradition est encore pratiquée dans certaines églises, où l'on danse - dans l'église et en dehors - le jour de la fête du Saint. C'est le cas, en particulier, à Barjols, dans le Var, où pour la Saint Marcel, le curé entraîne ses ouailles à chanter et à danser "la tripette".

Dans les églises, le Graal est représenté par un vase ou une coupe, le Graal celtique par une coupe posée sur une boule. Celle-ci repose sur un socle triangulaire ayant une barre verticale au milieu, ce socle correspondant aux trois rayons de la lumière émanée de Dieu : Amour, science, vérité. Les Templiers initiés oeuvraient pour le progrès et la libération de l'homme. Ils ont essayé de combattre les injustices. C'est pour cela qu'ils ont été souvent en désaccord avec le pouvoir. Après la dissolution de l'Ordre, certains templiers se sont réfugiés à l'étranger ou cachés en France, dans des sociétés secrètes existantes. C'est à cette époque que la Massenie s'est créée dans le but de préserver et de poursuivre leur idéal. Les Templiers pensaient que le propre du créateur est de renouveler son oeuvre ; le propre de l'homme est de se renouveler lui-même par son amélioration sur tous les plans. C'est dans l'activité créatrice que se forge la continuité et l'unité des temps. Les origines lointaines de la pensée de l'homme se trouvent dans la pensée divine qui, en se condensant, devient parole, ensuite lumière, faisant la fusion de l'esprit et de la matière dans l'Ordre de la nature.

Les opinions, comme les visages, sont divers. La pensée humaine a un fond commun : l'intelligence. Ce qui, à mon avis, est personnel, c'est la logique qui indique le mode de pensée de chacun. La vérité ayant de multiples aspects, chacun est attiré par une forme pour laquelle il a le plus d'affinité. Dans le sein d'une Commanderie, les êtres groupés se réalisent individuellement à la lumière d'un même idéal. Ils travaillent pour l'évolution de tous. Ils offrent un appui à ceux qui se heurtent aux difficultés de la vie. Peu à peu ils se transforment, ils ont une meilleure compréhension des faits. Souvent les péchés des pères ont des conséquences sur la destinée des enfants, comme le pensent les kabbalistes. Par une meilleure compréhension des choses occultes, on peut décanter son problème et arriver à le résoudre en orientant autrement sa pensée par une lucidité plus grande. On retrouve son équilibre, on naît à une vie nouvelle, et peu à peu, on devient un adepte prêt à recevoir l'Initiation. C'est alors que, devant la communauté, le fondateur de celle-ci imposera sur la tête de l'adepte les mains, instruments d'action humaine, lui communiquera une partie de sa puissance spirituelle transmise secrètement, lui touchera le coeur, siège de l'intuition et l'épaule gauche en signe de force. Le Magister-Templi instituera ainsi un chef de communauté qui animera à son tour une Commanderie.

Un commandeur qui impose sa bénédiction revit sa propre expérience en Dieu. Ainsi, agissait-on dans l'Orde du Temple.

J'ajouterai qu'il n'y a pas de valeur acquise dans la voie de l'Initiation. Il faut combattre, c'est la "Queste" pour la construction du Temple terrestre dans la Fraternité des hommes.

 

Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /2008 14:37

                     Le grand secret de Dieu

Nous avons étudié l'histoire de l'Atlantide et il y a, à ce sujet des milliers de publications. Nous comprenons que chacun retrouve son Atlantide dans ses recherches, partant du principe faux qu'il s'agit d'un ancien continent englouti. Par exemple, le Detroit de Gibraltar n'a pas toujours existé, il est né d'une faille... Les populations vestiges des races anciennes ont des descendants un peu partout, et dans ce cas, au Nicaragua, en Colombie, dans le pays Maya, etc... Les vieilles populations ont disparu, il y a plusieurs millénaires, mais il y a des descendants des atlantes qui s'ignorent.

 

Je ne vous parle pas de la civilisation Egyptienne qui nous a laissé une histoire à travers ses monuments, mais dont vous avez encore à apprendre, l'ancienne Egypte était arrivée à un raffinement : le luxe d'une part, et d'autre part à un art très avancé et à une connaissance plus grande que la nôtre. Ils étaient vraiment les fruits de la science et de la sagesse occulte. Les mystères Egyptiens ne nous sont pas encore tous dévoilés, pas plus que certains symboles comme le singe cinécéphale, ou le scarabée, tout cela et d'autres encore étaient l'expression la plus ésotérique, toutes les sciences et tous les arts étaient représentés.

 

Les Chaldéens, la Perse, la Grèce, s'en sont imprégnés, et il y a beaucoup à apprendre sur ces populations qui forment l’héritage que nous avons reçu.

 

Chaque civilisation a sa magie et sa superstition, par exemple, celtes et druides attribuaient des propriétés à la spirale, au serpent, aux têtes de béliers, dieux cornus, griffons volants, cheval, etc... Ainsi qu’à certains arbres ou herbes de la nature. Les arbres étaient des "génies" qu'animait l'esprit vital des êtres et de la nature. Les sorciers dirigeaient les hommes en leur transmettant des superstitions parfois très cruelles avec des sacrifices humains, jusqu’à l’anthropophagie. Ils portaient des masques horribles... La sorcellerie a un peu changé d'aspect, mais est encore violente chez certains peuples, et il en reste des vestiges, ne serait-ce que notre carnaval.

 

On trouve beaucoup de relations intéressant ces populations, dans la Kabbale, par le déchiffrage des signes et lettres. La Kabbale représente la pensée créatrice qui mène à la connaissance, à l'amour par le plan magique de ses nombres, lettres, chiffres et signes. Plus près de nous, dans les premiers siècles de notre Ere, Alexandrie a été la capitale de la philosophie, basée sur la philosophie Egyptienne = Emanation, le soleil primordial qui fait passer la matière par les états feu, air, eau et terre, celle-ci étant la matière unique renaissant à chaque évolution.

 

L'Egypte a fortement influencé le mental des Templiers, et vous connaîtrez un de leurs secrets quand le moment sera venu. Leur connaissance prend sa source dans celle de Salomon contenue dans son Temple. Comme beaucoup d'Egyptiens, ils  se sont constitués en une fédération d’états alchimiques. Ils ont recherché la spiritualité, la quête de Dieu pour s'unir avec Lui, la purification de l'esprit humain pour accéder à la connaissance et devenir de véritables initiés pour le bien de l’humanité. Nous devrions connaître mieux leurs symboles qui nous apprennent tant de choses. Pour eux, le Graal était la présence de l’esprit divin, essence secrète de l'enseignement du Christ, dévoilée par les symboles suivant : le calice ou vase, la lance et la croix. Le calice ou vase contient la connaissance, la doctrine de la délivrance. Le sang qui est dans le vase est l’esprit. La lance,  celle supposée appartenir à Longinius, qui a percé le flanc de Jésus est symbole de pureté. Quand à la croix sur laquelle on dit que Jésus a été crucifié, il n'y faut voir que le symbole de la croix elle-même. Les constructeurs templiers l'avaient si bien compris qu'en construisant certaines Eglises, ils n’y mirent qu'une croix nue, Comme à Chartres par exemple. De Même, nous retrouvons dans la Pâque juive le souvenir de la Cène. Sur la table il y a la coupe et son vin en souvenir du Prophète Elie, ainsi qu'un pain azyme (sans levain) dans lequel il ne faut voir que la signification suivante : le Prophète amène au peuple la connaissance universelle par la vie (le sang) et donne aux hommes la possibilité d’être le levain. A l’époque des troubadours, on a "chanté" le symbole de la table ronde. Celle-ci avait quarante neuf places occupées par des initiés ou des purs, et une place vide. Elle représentait le souffle, l’émanation de Dieu. Le nombre cinquante est le chiffre de L’Esprit. Depuis que l'homme existe, il recherche son origine ainsi que le pourquoi, mais il ne trouvera jamais, car c'est là le grand secret de Dieu.

Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /2008 15:37

Je vous ai déjà parlé des rites, aujourd'hui, je vous parlerai donc de la Tradition.

 

Nous sommes entourés par la pensée d’une divinité cosmique s’exprimant dans un ordre universel que nos sens ne peuvent concevoir.

Il y a en nous l’être conscient, c'est-à-dire l'esprit, et l'être divin. 

Le mystère des choses qui nous est présenté doit être compris par la vision spirituelle qui lui donnera sa vérité. L'interprétation intellectuelle restant abstraite. Pour comprendre la pensée, c'est-à-dire Dieu, il faut connaître l'homme et se connaître soi-même, passer par des épreuves, expérimenter le plaisir, la joie, la douleur pour que l'on puisse se développer. Une des causes de douleur est le désir, le manque de maîtrise de soi, l'ignorance de la   connaissance. Il ne faut pas désirer mais vouloir.

Puis, il faudra étudier la Sagesse, la Cause première, la Divine Lumière… remonter aux sources. C'est comme cela que l’homme, en prenant conscience de lui-même, découvrira sa place dans l'univers. Il comprendra alors les symboles, les mythes et les rites. L'harmonie naîtra en lui.

Les pythagoriciens nommaient "clés" la médiation entre Dieu et la création. Ils le nommaient aussi "harmonie".

L'harmonie est la relation qui existe entre les maisons, les astres clans leur course, les planètes, les formes, les couleurs, les parfums, la musique, la plastique des pierres.

C'est la gnose des nombres, l'arithmétique occulte, qui traduira cette relation, tout est vibration occulte, en correspondance avec d'autres vibrations. Par exemple les 7 notes musicales avec les 7 planètes, les 7 couleurs du spectre...

L'harmonie est le reflet céleste que l'on doit introduire dans sa vie, pour son amélioration qui rejaillira sur tous. Elle permettra la pénétration des mondes invisibles. 

La connaissance est le souffle divin qui matérialise, condense, et affermit ce qui est. C’est la concentration de l’Esprit Divin qui anime la nature et donne la vie. C’est ce courant de vie qui entraîne la manifestation sous toutes ses formes et l'homme sur le plan cosmique est l'Unité dans la Totalité. La plus vieille tradition que nous connaissions est celle qui s'est formée en Haute Egypte 15 à 20 000 ans avant Jésus Christ.

Pour transmettre cette tradition, les sages de l'époque ont créé des symboles. Ils ont développé la science de l'astrologie, l'interprétation des rêves. Tous les Grands avaient leurs devins. Les égyptiens choisissaient des hommes, répondant à certaines qualités psychiques pour les initier, pour qu'ils puissent transmettre. 

L’initiation développe la Volonté, l’intuition, l’amour et le raisonnement. Par ses initiés, l’Égypte a été la citadelle de la science sacrée car les égyptiens étaient religieux et scientifiques.

5000ans avant notre ère, 1'ésotérisme de l'Egypte est devenu l'axe de la pensée religieuse de l'humanité. Cette pensée s'est étendue et a gagné peu à peu des civilisations différentes. C'est d'elle que vient la parole universelle qui sera reprise par Moise et ensuite par le Christ. Mais les dieux égyptiens étaient multiples et par cela même, honorés de diverses façons.

Une importante partie de l'Égypte était habitée par le peuple hébreu, formant une minorité monothéiste. Ces hébreux vivaient en tribus à Goshem, à Hébron, dans les déserts de la mer rouge et du Golfe Persique, entre l'Euphrate et la Palestine. Hébreux et Arabes, deux peuples issus du même père, Abraham, tous deux nomades parce que perpétuels exilés, menaient la vie de tous les sémites. Il a fallu attendre Moïse, initié égyptien, pour organiser et étendre le monothé­isme. Avant lui les hébreux vivaient selon la loi des Patriarches dont le premier est Abraham le Chaldéen, proche de Babylone qui a amené son peuple vers 1'Ouest, puis Isaac, initié égyptien, et Jacob le Phénicien,

C'est Jacob qui voit en songe l'échelle sur laquelle les anges montent et descen­dent, avec Dieu au sommet.

Cela nous rapporte à la théorie de l'évolution descendante et ascendante des âmes, prônée par Hermès, On a trouvé dans les vestiges des vieilles populations des échelles gravées sur des tombes ou dans d'anciens temples. Lorsque les initiés de tribus différentes se rencontraient, ils communiaient ensemble sous les espèces du pain et du vin. Moïse conduit son peuple au Mont Sinaï et plus tard jusqu'à l’entrée de Canaan - lorsqu'il sentit venir sa mort, il imposa ses mains sur les mains de son successeur, tout comme le Magister d'une Massenie le fait pour passer le pouvoir de transmettre au nouveau Magister.

Une partie des traditions du peuple hébraïque s’est forgée en puisant dans les archives mêmes des traditions égyptiennes. C'est en Israël qu'est né le christianisme. Israël est le chaînon entre l’ancien cycle et le nouveau qui naîtra par Jésus. Mais avant la naissance de Jésus, l'Histoire Sainte nous parle Samson et de sa mère. Un ange annonce à celle-ci qu’elle enfantera un fils. Pour elle, cet enfant est bien né d’un père terrestre selon la chair mais le véritable père est le Père Céleste selon l'esprit. Le monothéisme judaïque admettait la préexistence de l’âme. La femme initiée faisait appel à une âme supérieure pour la recevoir dans son sein et mettre au monde un prophète. Cela faisait partie de la tradition secrète juive. Cette dernière et la tradition chrétienne disent que l'âme élue pour une mission divine vient de la volonté du monde divin. Il faut donc choisir celle qui portera cette âme. Il faut qu'elle soit pure, qu'elle soit la Vierge Mère. On retrouve cette idée dans les religions orientales, dans l'Inde, en Mésopotamie, etc. .... Nous en arrivons à la naissance Miraculeuse de Jésus qui suit en cela la Tradi­tion. Je ne m'étendrai pas sur la vie de Jésus que vous connaissez tous par le détail. Sa vie profonde,   intérieure, mystique lui a révélé son unité avec Dieu dans la Lumière. Il vit la doctrine du Verbe et de la Trinité qui existait depuis un temps très lointain et qui était professée par l'Egypte et Israël. Cette doctrine vient des profondeurs du prophétisme ésotérique. La véritable «magie» du Christ, c'est d'avoir porté l'amour à sa suprême puissance et d’avoir, par cet amour, ouvert la conscience des êtres et d’avoir permis à ceux qui l'ont suivi, de construire en eux le temple spirituel. Le plus beau testament du Christ est la Cène. C'est la consécration d'un très ancien symbole initiatique pratique dans les initiés d'Égypte, de Chaldée, chez les prophètes juifs et les Esséniens. Le repas en commun représentait l’initiation dans la fraternité. On bénissait le pain et le vin, mystères de la vie terrestre et union des frères. Cette tradition du repas en commun se poursuit toujours chez les Francs-maçons et dans certaines sociétés secrètes. Le Christ alliait la vie terrestre et la vie céleste. Il disait à l'être accablé "Relève-toi car ta patrie est au Ciel, pour y croire et pour y parvenir, montre le dès ici bas par ton oeuvre et ton amour. La Tradition a continué son chemin, créant l’image de l’âme humaine enchaînée à la matière dans cette vie qui est une somme des existences passées, en partie choisies, ou pour certains une expiation. Mais l'âme veut se purifier par le souvenir, l'intuition, la raison et la volonté, l'amour. L’aide se développe aussi au contact des anges et des archanges.

Quand l’Occident a vécu dans l'ère chrétienne, il y a eu seulement 3 courants :

- celui de l'Eglise catholique romaine apostolique,

- celui des initiés hermétiques, alchimistes, Kabbalistes et le courant maçonnique, qui se manifestera plus tard, issu de l’époque Templière.

- ceux que l'on a appelé les gnostiques, Cathares, Albigeois, Vaudois, Templier. Leur meilleur interprète a été Dante,

 

Les Templiers opèrent la synthèse des courants initiatiques sous le triple signe :

- le soleil (principe masculin), le croissant de lune (principe féminin) - couleur ­verte,

-  l’étoile jaune et bleue : spiritualité et Amour,

- la croix chrétienne : connaissance, sacrifice.

La Tradition pour tous est commune avec les différenciations.

Elle s'est transmise jusqu'à nos jours, c'est l'étude de la Cause première, de la Divine Lumière, de la recherche de la sagesse. La "Sofia" reflet de la Lumière Eternelle, l'Ein Soph des Hébreux qui symbolise 1'Illimîté, le Sans fin, le Principe Divin racine de Tout, la pensée absolue, l'existence absolue. Pour les Hébreux, elle existait avant la création, contenue dans l'arbre séphirotique, souffle de la puissance divine.

Pour les Chrétiens aussi,   ainsi que le montre ce passade de 1'Office de la Sainte Vierge : "J'ai été créée dès le commencement et avant les siècles. Je ne cesserai point d’être dans la suite des âges. J'ai exercé mon ministère devant le Seigneur, dans la maison sainte… etc.".

La Lumière ésotérique est le flambeau de toutes les religions. Toutes les vieilles reli­gions et philosophies se retrouvent dans leurs parties cosmogonique et théosophique. Platon, Philon, la Kabbale, Eleusis et l'Orphisme se retrouvent dans la même doctrine. Ils relatent tous l’éternel combat de la lumière et des ténèbres, du bien et du mal, de l'esprit et de la matière. Cette lutte durera jusqu'à la fin du monde.

Le Christianisme a éliminé peu à peu les sectes gnostiques, qui, de ce fait, sont devenues "hérésies dangereuses". Les vieilles religions de l'Orient ont pénétré en partie le Christianisme qui, par conséquent, a hérité d'une très ancienne et complexe tradition.

Le travail des occultistes, particulièrement de nos jours, a été de redonner à la Gnose sa valeur en remontant aux sources. Il faut une foi pour entreprendre ces études. La foi est le jugement dans l'infini et pour l'avoir, il faut penser à l'ordre majestueux de l'univers. La continuation de la Tradition est assurée par les Compagnons, les Francs-maçons, les Rose-croix et la résurgence templière ou encore par des petites Sociétés secrètes comme la Massenie du St Graal. Si le monde bascule et rejette les véritables principes de vie, l’esprit survivra grâce à ces sociétés là.

C'est pour cela qu'en Massenie, il faut développer en nous les pensées spirituelles. La pensée crée une magie qui est la transformation de l’énergie qui se dégage d'un être. C'est un rapport avec le cosmos fait à l'image de l'homme. L'âme de chacun étant une parcelle du monde des idées unie à l’esprit cosmique.

Pour avoir une ouverture sur le monde invisible, il faut sentir la correspondance entre ce monde et notre monde matériel. Nous l'apprenons par le chemin de la connaissance. C'est pour nous l'expérience de l'infini.

Par notre éveil, nous pouvons atteindre les étapes supérieures de notre conscience.

Elle nous permet de comprendre la réalité et d'établir la communication entre le monde physique et le monde supra physique. Cet éveil nous fait passer du plan terrestre au plan céleste. C’est un échange mais le passage est étroit. Cela ne se fera pas sans heurts, sans retours en arrière, dans les périodes de doute et de découragement. Hélas, la voie le la connaissance est toujours pénible à l'adepte

Il faut persister et penser qu'en chacune des consciences individuelles se fait travail vers la Lumière. Pour trouver Dieu il nous faut d'abord trouver le Temple en nous-mêmes  

Ecoutez ce que dit le poète Kamil Russein pignol dont la poésie est dédiée à la mémoire du Cheik Tadîlî, dernier Grand Maître de l'Ordre Soufi marocain Derqawa, décédé en 1953. J'en ai extrait un passage :

"Kamil est ivre mort du Seigneur de l'Amour

Du Dieu qui sait donner la simple Connaissance

Du cœur à tous les coeurs de la «Docte ignorance »

.....  Kamil, vieux serviteur, boit le Vin et la Lie,

La douleur et la joie de la terre qui danse,

Sa vie est une mort et sa mort une vie

Que l'on pourrait nommer sa seconde naissance.

.....   Mais chaque fois qu'il meurt il renaît et s'écrie

(à l’image de qui ressuscite à Dieu lui-même)

«Il n’est de Dieu que Dieu ! Il n'est de Lui que Lui !

Car lorsque nous l'aimons, c'est lui seul qui nous aime... »

L’homme est avide de sécurité car, le plus souvent, en pensant à la mort il ressent l’impression d'être devant un gouffre, un trou vide. La mort n'est pas une fin, c'est une forme d’existence nouvelle. Il y a, à travers le monde, une secrète correspondance de symboles et d’enseignements ésotériques, aussi bien dans des centres initiatiques arabes que chinois, tibétains, hindous, etc...

La Tradition de Sagesse domine les religions passées, présentes et futures, car elles ne sont que les traductions éphémères de la Pure Lumière du Royaume de la Vie.

Gabrielle
Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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