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ARCANA ARCANORUM

Même sur le sol Africain, le Graal est avant tout une quête intérieure - La Massenie ne désire que rassembler des Cherchants Sincères au delà de tout Dogme, de tout esprit de Chapelle - fidele à ce que disait Gabrielle CARMI : Oser Rêver, c'est Oser Vivre !

tout en conservant l'Esprit du Temple.

Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /2008 06:00

Chaque jour, je médite un article différent du code moral et je tente de le mettre en pratique jusqu'à mon coucher

 

Je m'applique jour et nuit à l'écoute, la réflexion et la méditation.

 

Je m'applique à maîtriser mes émotions envers mes proches comme envers mes ennemis.

 

Je m'applique à fuir les lieux nuisibles et les émotions négatives afin de développer en moi une conduite vertueuse.

 

Je m'applique à aimer mes frères et mes sœurs plus que moi-même, à ne voir que les qualités des autres, même de ceux qui ne voient que mes défauts.

 

Je m'applique à ne jamais nuire à autrui, même au péril de ma vie.

 

Je m'applique à engendrer l'esprit d'éveil afin de libérer l'infinité des êtres.

 

Je m'applique à échanger mon bonheur contre la souffrance d'autrui.

 

Je m'applique à me servir de la matière sans en devenir esclave.

 

Je m'applique à louer celui qui me révèle mes défauts.

 

Je m'applique, dans le dénuement, sujet à un mépris constant, en proie aux maladies, à garder le courage et des pensées positives.

 

Je m'applique même dans l'opulence, à considérer les biens à leur juste valeur et à ne pas négliger les autres.

 

Je m'applique à percevoir que, sous leur apparente beauté, les objets plaisants et attrayants n'ont pas plus de beauté qu'un arc-en-ciel.

 

Je m'applique de même à ne considérer les difficultés comme illusoires.

 

Je m'applique à pratiquer la générosité sans attendre de retour.

 

Je m'applique à pratiquer la discipline chevaleresque sans motivation mondaine.

 

Je m'applique à m'exercer à la patience.

 

Je m'applique à développer l'enthousiasme et la persévérance.

 

Je m'applique à m'exercer au calme mental et à pratiquer la concentration qui transcende  les quatre états sans forme.

 

Je m'applique à éviter toute parole blessante et déplaisante.

 

Je m'applique à être conscient de mon état d'esprit du moment et à rechercher sans trêve la connaissance de moi-même.

 

Je m'applique à observer constamment mes défauts et à m'en défaire.

 

Par les mérites de cet écrit,

 

Et grâce à l'esprit d'éveil relatif et absolu, puissent tous les êtres

 

Devenir semblables à  notre Divin Maître qui réside au-delà Des extrêmes,

 

Comme au plus profond de nous-même.

 

La perfection n'est pas de ce monde, mais le Chevalier s'engage à en faire sa quête, se servant de son courage comme monture et de sa volonté comme bouclier.

 

Chaque article de ce code sera développé dans les jours qui suivent - bonne méditation...

Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /2008 06:00

...

 Quant à l'aspect purement historique de la vie de Jésus, on peut faire les remarques suivantes :

L’écrivain et historien juif contemporain de Jésus / Flavius Josèphe /, dans ses écrits, ne parle pas de jésus Christ,

Le Sanhédrin parle d'un homme qui se dit "Jésus le Messie".

Paul, dont les écrits datent d'environ 50 à 60 de notre ère, évoque beaucoup plus le personnage mystique de Jésus que le personnage humain. Pour lui, le Maître, le Messie ou Jésus, c’est pratiquement la même chose, cela désigne Dieu.

C'est ainsi, par exemple, que dans sa lettre aux Thessaloniciens, il dit : "Lui, notre Dieu et Père, et notre Maître Jésus, Dirige notre route vers vous". Le pronom Lui et le verbe dirige sont au singulier et non au pluriel car, pour Paul, ils se rapporte à la fois à Dieu et à Jésus qui ne font qu'un. On a traduit "Jésus, c'est Dieu lui-même en la personne de son fils". Paul annonce la venue de Dieu. Zacharie dit : Iahvé, là ou Paul dira Jésus, et ainsi de suite. L'ancien Testament dit que "Quiconque invoquera le nom de Dieu sera sauvé, tout genou fléchira devant Lui, Iahvé qui sauve, celui qui sauve et qui crée le premier l'oeuvre du Salut Universel". Paul dit cela du Christ. D’après l’interprétation de Paul, "Jésus", par ses visions authentiques et par ses écritures "inspirées" d’autre part, offre deux voies révélées par Dieu aux chrétiens… Une Vingtaine d'années après Paul, Marc, le plus ancien des évangélistes synoptiques, intitule son écrit "la Bonne Nouvelle" Expression mystique Grecque ? Toujours est il que la bonne nouvelle n’a rien d’historique….

Les deux autres évangélistes synoptiques, Luc et Mathieu, puisent dans l’évangile de Marc et l’augmentent. Celui de Luc est écrit à Rome, celui de Mathieu en Syrie et sera remanié ultérieurement pour le faire cadrer avec la théologie de Paul.

En l'an 111ou 112, Pline le jeune, auteur non chrétien, parle de gens se disant chrétiens et qui se réunissent avant l’aube pour chanter une invocation au Messie comme s’il était Dieu – Christo quasi Deo –

 

L’évangile selon St Jean est le plus théologique de tous. Aucun texte n’affirme qu’il ait été écrit par Jean, réfugié sur l’île de Pathmos où il est mort très âgé, ou si c’est l’œuvre de son école, écrite après sa mort. Jésus est le Dieu de la Foi, mais non historique. Les chrétiens conçoivent un Dieu, venu sur terre, incarné, pour le salut des hommes.

 

L’histoire évangélique est le poème de la Rédemption.

 

Le Livre des Actes nous présente Philippe, l’évangéliste et ses 4 filles, prophétesses, dans l’exercice de leur don. Il explique, par une vision extatique, un chapitre d’Isaïe qui lui est dicté par une voix du Ciel.  Philippe était un évangéliste accompli, doué pour l'exégèse mystique et les visions imaginaires.

Dans ce chapitre, Isaïe chante le personnage, fait un rappel et met en « drame » le serviteur de Dieu.

« Voici mon serviteur que je préférai,

 

Mon chéri en qui se complet mon âme,

Je mettrai mon Esprit sur Lui,

Et en jugement, il appellera les peuples. »

Ce fils chéri est un être idéal, non historique. Les textes donnent le sujet, l'imagination chrétienne fait le tableau… L’exégèse des visions approuvées est basée le plus souvent sur des anecdotes. Dans les apocalypses, ciel et terre se "brouillent, s'emmêlent. Les matérialistes parlaient de Pierre, et ceux qui parlaient en esprit disaient Jésus.

Pour les juifs, la légende est une idée, pour les chrétiens un fait. Comment d'un homme dont l'existence est douteuse a-t-on pu faire un Dieu ? Beaucoup d'historiens, chrétiens ou non, pensent que le début du christianisme est l'oeuvre d'un homme de chair qui, après sa mort, a appartenu à la sphère divine.

Les évangiles sont doctrinaux. Ils s’inspirent surtout de Paul. Le 4° est une vision mystique sans valeur historique. Il est le condensé de symboles concrets, de fictions apologiques, de mythes rituels etc... Et particulièrement du mythe du salut,

Pour le chroniqueur, c'est Pierre qui a fait des miracles, pour l'évangéliste, c'est Jésus.

Le premier qui "vit" Jésus est Képhas Petros, Pierre. Pierre et Paul ont vu .un Dieu à qui on a donné un masque humain et qu'on a inséré dans l'histoire, Il est le Dieu prêché et non le prédicateur. Il a été enfanté dans la Foi. Il naquit dès qu'il y eut un croyant. Sa seule réalité est spirituelle, Il est l'histoire du christianisme. La Foi en Jésus naît en Galilée...

Jésus quitte la forme divine, devient homme, subit le supplice et est ressuscité en triomphe pour arracher les hommes au péché et à la mort.

Ce sont des temps nouveaux. L'écrasement politique d'Israël à ce moment là, en 70, aide à fixer le mystère de Jésus et le fait passer en récit. Les évangiles ne seront reconnus et cités comme faisant autorité qu'au 2ème siècle. Ils n’ont cependant qu'une valeur secondaire tout en complétant les récits de Paul. Jésus devient le "mahadîva" d'Occident qui chasse les anciens Dieux. Il passera du plan des représentations matérielles aux représentations mentales et collectives. Actuellement, beaucoup de chrétiens, tout en maintenant le dogme de l'homme - Dieu admettent l’idée d’un homme divinisé, Certains le considèrent comme un personnage historique obscur, un illuminé, mort à Jérusalem qui a été déifié par la foule en milieu juif. Les musulmans et les juifs disent : "le Messie Jésus" n'est que le fils de Marie. Dieu est unique. Jésus fut conçu normalement, mais gratifié de qualités célestes. La tradition juive fait état de plusieurs cas semblables d'enfants nés de femmes s'étant préalablement purifiées pour obtenir du Seigneur la naissance d'un fils missionné. A l'origine du christianisme, il y a une expérience mystique collective. La révélation faite par Dieu à Isaïe qui fut enlevé jusqu’au 7ème ciel lui montre la scène qui doit marquer la fin des temps et dans laquelle un homme, l'Elu, a la mission d'aider les hommes a s'y préparer. Cette légende s'apparente au mythe de l'homme - type de certains mystères grecs, qui se soumet à la mort. Le livre juif des Palestiniens d’Enoch, et le livre alexandrin des secrets d'Enoch parlent des 12 étages qui séparent Dieu des hommes, dont 9 sont invisibles aux hommes et forment le Plérome de la Divinité. Dans sa prison, Paul relate cela en poème. La vie de Jésus est un changement dans les choses divines, une création dans l'infini, une théologie neuve, un ensemble de visions, d’oracles, et de délires sacrés.

On peut remarquer que dans l'Apocalypse de Jean, écrite probablement 40 ans après les lettres de Paul, soit vers 90/96, le ton a changé. Aux prophètes orateurs succèdent les prophètes écrivains... Jésus s'éloigne de la terre, il se fixe au Ciel... Sa mère est une femme céleste "vêtue du Soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de 12 étoiles".

C'est la forme zodiacale.

Le Jésus de l'épître aux hébreux n'est pas un homme, mais une interprétation du Psaume XXII dont les données sont transposées en histoire.

Dans le nouveau Testament, dans l'épître à Timothée, il y a une allusion au Jésus historique. Le Messie Jésus qui rendit devant Pontius Pilatus son beau témoignage…

Comme les lettres de Paul, ou comme l'Apocalypse, les évangiles sont des oeuvres de l'esprit qui concernent l'esprit. Dans l'Evangile de Jean, Jésus meurt le 14 Nizan, un mercredi. Dans Marc, Evangile romain, il meurt un Vendredi, le surlendemain du 14 Nizan. On en conclut que Jean est le livret liturgique de l'observance éphésienne, Marc celui de l'observance romaine. On a obscurci l’origine chrétienne jusqu'à la rendre impénétrable pour en faire la déification d’un Homme.

Conclusion : Jésus homme ou Dieu ?

 

Jésus "Nabi" du temps des derniers Hérode, meneur messianique…

 

Mais comment s'est-il changé en fils de Dieu ?

Le christianisme est une théologie qui après avoir pris ses racines dans le Judaïsme a fondé une religion nouvelle en dehors de lui,

L'idée d'un être divin qui rachète l'humanité a créé la religion. Mais les temps nouveaux sont venus, et certains pensent que Jésus était un juif historique ayant vécu comme un homme, disciple de la liberté sur lequel on a calqué un Dieu.

Nous terminerons en disant que la Foi hébraïque, chrétienne et mahométane constitue la religion de la fin des temps. C'est là un Ces grands secrets des Templiers, Cette Foi s’adresse au Dieu Unique, ce sera le temps messianique. Mais les temps ne sont pas mûrs. Il faut encore traverser une période où progressivement les êtres comprendront la vérité avant de pouvoir la proclamer. Il serait grave de répandre tout cela, avant l'heure, car les hommes ont encore besoin de ce support légendaire pour guider leur vie. Ceux qui sont ébranlés dans le fond de leur être ont perdu la foi dans l'Eglise catholique sans pour cela avoir perdu la foi en Dieu, en qui ils remettent leur Vie et leur Espoir.

Gabrielle

Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /2008 06:00

Essayons de situer Jésus-Christ parmi les réalités de son époque et de son temps.

  Nous serons frappés de constater combien on a souvent "arrangé" les événements qui ne sont basés sur aucun texte sûr. Jésus est né à Gamala et non à Bethléem, 6 à 8 ans avant notre ère, du temps du roi Hérode. Celui-ci devint roi des Juifs en 37 avant notre ère, sous le contrôle de Rome. Il mourut en l'an 4 de notre ère.
 

Ce n’est que plus tard que les Ecritures parleront de Bethléem qui signifie "la maison du pain" ce qui expliqué l'Eucharistie. Les Evangiles disent que n'ayant pu trouver de place à l'auberge, Marie a accouché dans une étable et placé son enfant dans une crèche. Ceci est bien invraisemblable dans ce pays d'Orient où l'hospitalité est une loi sacrée respectée même par les plus pauvres. Ne faut-il pas voir plutôt le mystère de la Nativité comme un événement cosmique qui ne peut être vu que par les yeux du Ciel.

 

Dans la nuit de Noël, à minuit, c'est le signe du Cancer qui, à cette époque, culmine au firmament, accompagné des signes voisins du Lion et de la Vierge. Dans ce signe de la Vierge brille la constellation du Bouvier (le boeuf de la Nativité). Et dans le signe du Cancer brille la constellation des deux Anes dont les deux étoiles, Gamma et Delta, représentent les deux ânes, celui qui a porté la Vierge et celui qui, plus tard, portera le Christ vers Jérusalem. Cette constellation que les anciens appelaient "phatno", mot qui signifie crèche. A minuit, "le petit Jésus, Dieu Solaire, y sera déposé", Il y a deux versions pour parler de Marie : "la femme" enveloppe le Soleil mais n'est pas enveloppée, ou bien, la femme est "enveloppée" par le Soleil, La femme symbolise le Peuple de Dieu. Elle enfante l'âge messianique qui a donné naissance au peuple messianique et aux messies. C'est la Mère Universelle qui enfante dans la douleur, qui est en butte aux persécutions de Satan. Elle et toute sa descendance. On peut supposer qu'elle représente aussi Marie mais elle n'est pas exclusivement la mère personnelle du Christ. Le signe du Lion évoque Juda, fils de Juda, fondateur de la tribu dont est issu Joseph.

 

On va voir comment le mythe de Jésus-Christ cache un homme guerrier, chef de bande qui finit tragiquement. Le mythe a été plaqué, greffé et mélangé sur l'histoire de cet homme de guerre de descendance davidique. Celui-ci voulait délivrer Israël du joug romain et jeter hors de son palais Hérode l'usurpateur et ses sbires.

 

A ce moment, la Palestine était sous le joug de Ponce Pilate, procurateur d'Hérode le Grand qui menait une vie dissolue.

 

Sur une hauteur bordant le lac de Kinereth vivait une famille descendant de David dont le chef Juda le Gaulonite voulait reprendre à Hérode, l'usurpateur son trône et jeter les romains hors du pays. Sa femme, Marie Salomé, lui avait donné deux filles et sept fils appelés dans l'Apocalypse "les 7 tonnerres" ! L'aîné étant successeur de son père a été "oint" selon la loi religieuse qui prescrivait que tous les premiers nés devaient être consacrés à Dieu, devaient rester célibataires et porter les cheveux longs. Son nom religieux était Nazir. On l'appelait le "Naziréen" dont les chrétiens ont fait Nazareth.

 

Or, la ville de Nazareth n'existait pas. La véritable ville était Gamala, forteresse bâtie sur un piton rocheux. C'est là que se situe le «mont de la précipitation ».

 

Christ veut dire oint, en grec Christos. En Israël, il y a eu des quantités de "oints" nommés Christ, des prophètes, des Messies, des rois. De plus, en hébreu ou araméen, Jésus se prononce "Jeshouah" qui signifie "le sauveur". Il advint qu'en combattant contre Hérode, Juda le Gaulonite fut abattu entre le temple et l'autel (Voir Matthieu qui le mentionne sous le nom de Zacharie qui signifie le Verseau…. à développer)

 

Juda bar Juda, le Christ oint, veut reprendre la lutte là où son père a échoué. Il a 21 ans à ce moment là et entraîne dans la lutte ses six frères qui se feront tous tuer. Quant à lui, il était très aimé de la foule qui voyait on lui un être pur et mystique qui la délivrerait du joug romain. Du fait de sa pureté, il s’est fait une réputation de Messie.

 

Luc, l'Evangéliste, met dans la bouche de Jésus les paroles suivantes : "Quant à mes ennemis, qui n'ont pas voulu que je régnasse, sur eux, amenez-les ici, et faites les mourir en ma présence"(XIX-27) •

 

"Celui qui n'est pas avec moi est contre moi" (2X1-23)

 

"Que celui qui n'a point d'épée vende sa robe et en achète une" (SXII-36J.

 

"Seigneur frapperons nous de l'épée ? " (XXII-49).

 

Ces paroles s'expliquent dans la bouche du chef de guerre Juda bar Juda, le "oint", le"Christ", mais pas dans celle du doux Jésus des Chrétiens.

 

La rencontre de Juda bar Juda avec Jean-Baptiste l'essénien dans le désert, avait suscité en lui un grand élan spirituel qui l’avait confirmé dans la nécessité de sa mission. C'est sur l’histoire réelle de ce Juda Christ que s'est édifié l'admirable mythe permettant la naissance d'une religion nouvelle se reliant aux anciennes et à la tradition initiatique.

 

A ce moment là le peuple de Palestine était partagé en deux clans : les modérés qui auraient attendu sans combat la fin de Rome ; laquelle serait arrivée certainement; et d'autre part les fanatiques, anciens partisans de Juda le gaulonite qui voulaient abattre Rome. A la mort de Jésus, les fanatiques partisans du Messie Jésus avaient volé son corps et l'avaient enseveli à Macheron, et, trois siècles plus tard, Julien, le neveu de l'empereur Constantin, ira le déterrer pour prouver la fraude.

 

On cite la date de 788 ou 789 (calendrier de Rome) qui correspond à 35/36 de l'ère Chrétienne pour la crucifixion, Date confirmée par Irénée, le mercredi 14 nisan, 11ème jour de la lune, à la 6ème heure, soit midi.

 

La fixation du jour de la mort le vendredi et celui de la résurrection, le dimanche est purement ésotérique. Ce n'est plus de l'histoire, mais seulement un mythe.

 

Jean-Baptiste, le Maître, est un véritable homme de Dieu. Sa notoriété correspond à la notoriété politique de Juda bar Juda dont on fera le Christ plus tard. On mé1angera la vie religieuse de Jean et celle politique de Juda, et on bâtira le mythe chrétien sur cet amalgame. Comme on mélangera aussi Jean Baptiste et Jésus qui sont les deux aspects d'un même personnage, le vieil homme et l'homme nouveau. Tout cela a été remanié au cours des âges. On se perd devant tant d’écrits souvent contradictoires et de si faible valeur historique.

 

Juda Christ voulait redonner à la Palestine une vigueur nouvelle sans Hérode. Il choisit la Pâque juive pour tenter un coup de force définitif. Il marche sur Jérusalem avec ses disciples. Une certaine foule voit en lui le sauveur d'un joug, d'un esclavage, Mais il n'est admis ni par Hérode, ni par les romains, ni par les maîtres du Temple, Ils le traitent tous d'exalté. Les combats ne sont pas longs et l'on s'empare de Juda bar Juda. Devant ces résultats beaucoup de partisans prennent peur, l'abandonnent, particulièrement Pierre qui le reniera "avant le chant du coq". Plus tard, le rôle de pierre prendra une grande importance sur le plan politique. C'est au cours du procès de Juda Christ que, par dérision, on l'a affublé de l'étiquette "INRI", Jésus le Nasir, le roi des Juifs, Après sa crucifixion, le Christ n'existera plus dans le mythe que par ses apparitions. On bâtira plus tard les Evangiles, et on construira une religion nouvelle sur cet ensemble. Magnifique religion qui donnera des Saints, mais hélas aussi des inquisiteurs et des bûchers.

 

Au troisième siècle, la religion catholique apostolique et romaine se structure et devient religion d'Etat. Le révolutionnaire est camouflé pour ne mettre en lumière que Jean-Baptiste, Jean l'évangéliste, et on finit par les confondre. On confond aussi le Jésus christ avec Jean l'évangéliste. Les maîtres tailleurs de pierres ont représenté le "Christ" en gloire entouré des quatre évangélistes dont chacun, sauf Jean, tient un livre. Le livre de Jean est dans les mains du Christ. Ce qui pourrait faire supposer que Jean et le Christ ne forment qu'un.

 

Dans les écrits de l'ancien testament et dans d'autres écrits encore plus anciens, on lit à propos de la prière : "Donne nous notre pain spirituel", et non notre pain quotidien.

 

On lit aussi que l'Archange Michel -semblable à Dieu - rappelle la psychostasio de la tradition égyptienne. Suivant cette tradition Michel gravira les 9 échelons de l'échelle de la Sagesse, les 12 chiffres accomplis, le Zodiaque. Il monte dans les sphères supérieures, cela forme le 13ème signe. Ce treizième signe est le sanctuaire supérieur de l'être, la Saint Michel se place 6 jours après l'équinoxe d'automne. Or, le chiffre 5 est le symbole du passage dans un autre monde.

 

Le mont Moriah représente symboliquement :

 

- à sa base le premier sanctuaire, Gabriel;

 

- à mi-pente le deuxième sanctuaire, Raphaël ;

 

- au sommet l’homme cosmique. Et dans le "char", on place :

 

- Gabriel à gauche ;

 

- Raphaël derrière pour le soutenir;

 

- Uriel - science de l'initiation - devant pour le guider ;

 

- Michel à droite, à la place d'honneur.

 

Les fêtes religieuses judéo chrétiennes nous conduisent à réfléchir au cosmos, à l'univers, à l'homme cosmique qui symbolise notre devenir. La question est posée. Qui est le plus grand ? Jean-Baptiste ou son cousin Jésus ? En réalité, c'est Jean le Maître spirituel et, Jésus est l'aspect mystique du même personnage. C'est l'ésotérisme et l’exotérisme de la religion chrétienne.

 

L'église ésotérique appartient à Jean l'éphésien, aux johannites, aux bâtisseurs de cathédrales, aux compagnons, etc. et à Barrabas qui signifie "Fils du Père Eternel" ; qui, contrairement à la légende, était un guerrier.

 

Par leur mort, à cause de leur supplice, Barrabas et le Christ seront libérés, même si ce Christ est Juda bar Juda,

 

Le Christ mythique ne peut Être que le Fils unique de Dieu le Père, et Jésus Christ Juda Bar Juda, le chef de bande, peut lui être assimilé.

 

Pour l'Eglise, le personnage du Christ est le premier membre de la Trinité, Jean Baptiste, Maître essénien, Fils de Dieu, est le deuxième membre de la Trinité, et l'Esprit de Dieu est le troisième membre. Ils forment le Corpus, l'Animus et le Spiritus de l'ensemble de la religion chrétienne.

 

Ces données marquent le point de départ de la chrétienté, mythe du destin de 1'homme.

Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /2008 06:00

Qu'est-ce que vivre on mourir ? Que faut-il préférer s'endormir dans une vie terne, ou vivre pleinement, s’éveiller à la présence de la Totalité par l'intelligence mystique, faire naître en nous les vibrations qui nous entourent ou mener une petite vie où rien n’est grand, mais qui n’évite pas contra­riétés et souffrances ? ... L’homme cherche dans le passé les leçons de l'avenir et s’avance trop souvent avec anxiété vers le but ce sa destinée. ......

Pourquoi l'anxiété ? ... Elle provient de la méconnaissance de la vraie réalité. C'est dans ce que l'on nomme le surnaturel que l'on trouve la réalité… C’est dans le monde des esprits et des forces qui nous sont trop souvent inconnus que nous ressentons leur projection dans le monde astral. Le monde extérieur, lui, est un réservoir de symboles et de significations cachées.

Pythagore disait "Qu'y a-t’il de plus sage au monde ? Le "Nombre"  ... qu'y a t’il de plus beau : "l'Harmonie". Les mondes sont construits sur des nombres éternels. La kabbale, qui est une science de Dieu, ne connaît pour les nombres que l'addition, la multiplication et la réduction... Le chiffre est mathématique, mais le nombre est Connaissance ... Chaque nombre possède une valeur quantitative et une valeur qualitative.

Nous savons que l'alphabet hébreu, les hiéroglyphes égyptiens et les 22 caractères chinois sacrés représentent des nombres à caractère initiatique.

Nous allons voir rapidement leurs significations, car j'en ai déjà parlé dans d'autres travaux.

Le Un contient tout en lui-même, Unité fondamentale ... symbole de Dieu.

Le 2 la dualité, deuxième principe de la tri-unité.

Le 3 symbole de l'esprit ... manifestation de l'unité pour l'homme, corps, âme, Esprit.

Le 4 se rapporte à Dieu puisqu’il est 0-1-2-3. Il symbolise les 4 éléments… etc.

C'est l'addition des 4 premiers nombres qui donne 10, nombre de la perfection.

Le 5 résultat de 2+3 est la dualité spiritualisme dans le monde créé. C'est aussi le nombre de l'homme 4 + I.

Dans le rite orthodoxe 1'évêque a deux chandeliers, l'un de trois luminaires représentant la Trinité Divine, l'autre de deux luminaires signifiant la double nature de l'homme, humaine et   divine.

Le 6 est le nombre médiateur entre l’homme et Dieu... Il est l'équilibre, l'harmonie, comme le sceau de Salomon qui réunit matière et esprit,

Le 7 nombre sacré, représente la création dans sa globalité, dans tous ses aspects : le 3 spirituel, et le 4 matériel.

Le 8 est la promesse de la Révélation, nombre des pointes de la croix des che­valiers du Temple, les 8 béatitudes, la roue solaire à 8 rayons et bien d’autres symboles.

Le 9 unité triple manifestée par elle-même, vie spirituelle de l’unité, soit 5 + 4 qui signifie l'homme qui a transcendé la matière.

Le 10 retour à l'unité, au sommet des neuf autres, dans la cabale, représente le Yod qui est la première lettre du nom de Jehova.

 Le 11 = 10 + 1 soit le renouvellement.

Je m’arrête là, car cela irait trop loin si nous entamions la valeur numérale des nombres.

J’ai l’intention de vous donner, j'espère avant la fin du cycle, un travail sur les lettres sacrées,   sur les lettres couronnées, qui correspondront aux 9 premiers nombres par rapport aux nombres dont les vibrations marquent la première manifestation de la vie, ainsi que la relation des valeurs chiffres, lettres, couleurs.

Tout ceci vous paraîtra un peu mystérieux, mais l'âme est un véritable mystère. Elle est la lumière intérieure et l'amour qui s'en dégage devient l'amour extérieur qui rayonne et enveloppe le monde. L’âme s’exprime par la pensée qui se concentre dans le silence. La pensée étant créatrice se traduit par la parole et l'action. La Sagesse, l’Esprit et la parole sont les moyens d'expression de l'âme, de ce qui est.

L'être vit une recherche permanente qui lui donne conscience de lui-même et de sa liberté intérieure. Souvent, il voit son "moi" par l'œil de l'esprit et manque de franchise envers lui-même. Pourtant l'unicité du cosmos qui correspond à l’unité de Dieu est formée de la somme     des unicités individuelles. La conscience de l'homme peut être, influencée, mais son subconscient qui, lui, ne ment pas, lui renvoie des messages qu'il traduit par la parole. La parole s’exprime par l'intermédiaire du souffle. Le souffle a une significa­tion spirituelle, car il est la fixation de l’Esprit divin. C'est l’étincelle qui est en nous, la semence sacrée du monde. C'est pour cela quil est recommandé de surveiller son langage pour ne pas ternir son souffle. Mais la nature de l’être est à la fois matérielle et spirituelle. Le matérie1 découle du spirituel. Il y a toujours, dans tout être, deux penchants : le bien et le mal. C'est normal, nous ne saurions pas ce qu'est le bien sans connaître et éprouver le mal. L'homme ne pourrait trouver la paix s'il n'y avait pas en lui ces deux tendances. On ne demande pas à l'homme de vivre comme un Saint mais d’introduire la sainteté dans sa vie matérielle. Il ne doit pas d'une part   exagérer l'ascétisme ni d'autre part délaisser sa tâche temporelle. Son existence doit assumer ses devoirs...  qu'il a librement consentis... Lorsque le moment sera venu pour lui de quitter ce monde, il doit pouvoir dire : J'ai fait beaucoup d'erreurs, volontaires ou pas, comme tout un chacun, mais je me suis efforcé de ne pas faillir à la parole donnée‘‘. Il faut construire un temple dans notre âme pour progresser vers la purification intérieure, pour créer la vie spirituelle, pour retrouver nos racines dans notre conscience. Seul le travail intérieur permet l’ascension dans les mondes qui nous entourent. Il faut déplacer sa conscience personnelle pour que cette ascension se fasse. L'homme doit sentir la nécessité pour lui d'un engagement spirituel. S'il l'accepte ce sera avec l'idée d'un non retour. Chaque monde représente sur le plan spirituel un domaine qui exprime et manifeste la totalité de l'Univers. Il est une construction de 1'univers. Ces mondes ou ces plans peuvent être divisés en quatre. Nous pouvons les voir symboliquement comme étant

I - EMANATION, domaine divin du feu : Représenté par un Ange.

2- CREATION, niveau cosmique de l'air : Représenté par 1'aigle.

3 - FORMATION, niveau affectif de l'eau : Représenté par un Lion.

4 – ACTION, la Terre  : Représenté par le Taureau.

Au centre : l'Homme ou le Messie suivant les croyances.

Ce sont les 4 personnages de la vision d’Ezéchiel.

Le quatrième monde est le monde physique où les activités des trois premiers se réalisent   dans la pratique, symbolisant le Feu, c'est à dire la Lumière, l'Air, l'Eau et la Terre, soit le Tout. Chaque niveau participe à l’unification et pénètre nos existences. Nous en subissons les effets.

L'Archange Michaël, qui est l'adversaire du mal dans le ciel nous dit que l'homme est  responsable sur cette terre, et nous indique les 7 portes de la compréhension : action,   sentiment, pensée qui forment les trois premières. Les 4 autres : prise de conscience de l'âme,   conscience spirituelle, pensée de la Présence Divine, acceptation de la responsabilité du libre-arbitre et agir selon la connaissance des 4 mondes supérieurs.

Tout ce qui est fait extérieurement a un contenu intérieur qui rend l'acte sacré. Toute révélation se réalise grâce à un Verbe et une Lumière. Arrivé à un certain degré de développement, l'être ressent le besoin de participer consciemment à ces mondes, de parvenir à ces mondes pour atteindre la Connaissance, sans se baser uniquement sur sa raison. Il arrivera à en réaliser l’Essence par l’intériorité, réaliser que la Connaissance une affinité d'union totale qui doit toujours tendre vers la perfection. Cette Connaissance, cette sagesse divine est bonté et amour. C'est par sa bonté et son amour que nous sommes en mesure de la saisir. L’être doit bénir le Seigneur de lui avoir offert tous les biens de la création. C’est pour cela que l’homme doit unir la compréhension à l'amour. Quand l'homme, par son corps, âme et esprit se concentre sur l’Amour du Divin, il reçoit cet amour.

L'Homme est toujours à la recherche de son salut. Il doit méditer cela pour approfondir sa conscience, même dans les choses matérielles de la vie. Son action et ses sentiments se   développeront. Le rythme de ces développements doit être lent pour qu'il puisse faire mûrir,   incorporer ses potentialités. Ses dons surviendront d'eux-mêmes avec son évolution intérieure sans le concours d'aucune magie.

Quand son Soi sera transposé sur le plan cosmique, tout lui apparaîtra différent car toute   rencontre avec le divin renouvelle l'homme dans sa spiritualité. Il pourra penser à la Jérusalem   céleste qui est une cristallisation dans l'éternel présent de tout ce que le devenir comporte de quintessences. Le symbolisme du sanctuaire du Graal, tel qu'il est dépeint dans le Titurel de Wolfram von Eischenbach et qui reflète la Jérusalem Céleste. A travers elle nous comprendrons la Tradition qui est un souvenir de notre origine, des coutumes sacrées et de leurs significations spirituelles.

Il ne redoutera pas la mort. Cette peur de la mort n'existe que chez l'être qui, ne connaissant pas l'amour, ne le possède pas et donc, ne peut le donner. NOUS savons tous que la mort est un passage de la vie à la vie.

La vie est une manifestation de l’amour créé. Il faut vivre avec sa propre vérité, en accord avec soi-même et surtout, il faut mesurer le rôle de l’inconscient pour réaliser notre responsabilité. Cet inconscient est forgé en nous et nous suivra après la mort physique. Il faut   en avoir conscience pour que la transformation en nous se fasse en profondeur,

Cette transformation peut se faire chez tous ceux qui auront en eux assez d’amour pour atteindre la Connaissance.

Le chemin est parfois ardu, difficile, mais 1'espérance dans le Seigneur nous aidera car Il est notre étoile Lumineuse.

GABRIELLE

Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /2008 06:00

Encore une fois, mon but en écrivant ces lignes, n’est pas de remettre en cause toute religion, mais bien de remettre les pendules à l’heure… Il y a bien une énorme différence entre la foi et la croyance, entre les religions, qui sont des adaptations dogmatiques de la Tradition à des fins humaines, politiques, scolastiques et la Tradition qui ne change pas, quelque soit le lieu géographique, quelque soit l’époque où elle apparaît afin de délivrer son message à l’humanité. Le Véritable travail de recherche doit permettre à chacun de se positionner vis-à-vis du but de sa vie, de rechercher la Vérité derrière les dogmes afin d’avancer non dans la conflit mais bien dans la quête permanente de la religion universelle. 

Bon travail et que le résultat de ce dernier pacifie votre période estivale.

Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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