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ARCANA ARCANORUM

Même sur le sol Africain, le Graal est avant tout une quête intérieure - La Massenie ne désire que rassembler des Cherchants Sincères au delà de tout Dogme, de tout esprit de Chapelle - fidele à ce que disait Gabrielle CARMI : Oser Rêver, c'est Oser Vivre !

tout en conservant l'Esprit du Temple.

Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /2009 04:00

Nous sommes sans cesse partagés entre une trop grande confiance aux autres et un manque de confiance dans ce que nous sommes.

La recherche d’émotions, de plus en plus fortes, qui caractérise cette fin de siècle, fait que nous passons à coté d’expériences simples, d’illuminations intérieures.... Nous doutons de tout... Dès qu’il nous arrive une expérience, nous la négativons intérieurement. .. La simplicité du Divin ne nous émeut plus et, pour compenser, nous «nous payons» de temps en temps une poussée d’Ego, racontant autour de nous : «l’expérience mystique du siècle». Mais ce n’est que façade... Nous n’y croyons pas à l’intérieur... Ce n’est pas cela que nous recherchons au plus intime de notre personnalité. Ce n’est pas assez palpable.

Nous rêvons sans cesse d’un monde Divin à l’image de l’homme, vivant sur un plan où nous serons capables de le concevoir sans difficulté... Quelque chose qui ôterait nos doutes.

Alors, nous nous mettons à la recherche d’un Maître humain, plus concret. Mais dans un même temps, nous le mettons en cause : «ce n’est qu’un homme, avec ses faiblesses, ses failles....»

Là non plus, l’image de ce que nous trouvons ne nous convient pas, trop proche de nous, trop quelconque, et si lointain du miracle qui nous réconcilierait avec Dieu, avec l’image que nous nous en faisons !

En fait nous sommes en permanence en contradiction avec deux axiomes fondamentaux de la recherche du Soi :

- «Ce que j’ai fait vous le ferez après moi», qu’il faut mettre en relation avec «heureux les petits enfants...», «heureux les simples d’esprit»...

Cessons de chercher un «merveilleux» inaccessible, le bonheur est simple, Il est à portée de la main de celui qui fait taire sa raison, sa logique... Le miracle est sans cesse devant nos yeux mais nous ne le voyons plus, cherchant un «autre chose», toujours plus loin, toujours plus «extraordinaire».

- «Sois toi même ta propre lumière» disait le Bouddha. Ce qui ne voulait pas dire qu’il rejetait l’image du Maître (pour en avoir eut lui-même) mais que la réalisation doit se faire en nous même, sans toujours rechercher celui qui le fera à notre place, celui qui nous fera rêver à bon marché parce qu’en «contact avec les anges».

Ouvrez un regard neuf sur le monde qui vous entoure. Ne soyez pas toujours tentés de visiter l’autre bout du monde quand vous ne connaissez pas la partie de monde que vous habitez. Il faudra bien un jour en convenir : nous ne voyons pas ce qui est proche de nous, nous ne nous voyons pas.

Nous cherchons et cela est devenu une habitude. Nous ne connaissons même plus le but de notre quête. Cela fait des lustres que nous ne nous sommes pas posés la question sur la nature de notre but. Prenons le temps de recentrer notre recherche. La voie n’est pas qu’une quantité de principes abstraits, de désirs impossibles. Elle n’intègre en rien une perpétuelle attente de visions plus ou moins obscures. Elle est avant tout une somme de méthodes de transformations intérieures, une suite d’expériences visant le but... Mais quel est-il ? Cessons de nous perdre dans des détails de forme, de manières... Au delà de toutes ces dispersions qui ne sont là que pour justifier notre attitude personnelle, existe la Voie - La seule et Unique - Même si là encore, certains auraient tendance à la scinder en deux : Celle où l’on reçoit (la connaissance) et celle où l’on transmet.

Mais au delà de cette distorsion due à notre dualité, il n’existe que la voie qui vit, semblable au cœur avec ses diastoles où il aspire le sang (où elle va chercher la connaissance) et des systoles où il retransmet le sang (où elle retransmet ce qu’elle a compris), puis ses périodes de repos - telle est l’unique voie qui mène à Dieu -

Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /2009 04:00

La télévision occidentale multiplie ses émissions où apparaissent bon nombre de «magiciens noirs ou blancs», «sorciers en tout genre», «jeteurs de sorts», etc... Ce genre d’émissions, avec ce qu’elles impliquent, appauvrit l’équilibre mental de ceux qui y prêtent foi.

Même si nous ne pouvons nier que de tels individus existent en nombre chaque jour plus important, LA MASSENIE s’insurge contre leur pratique et affirme depuis toujours qu’il est impossible d’utiliser le pouvoir de la pensée pour nuire, que cela soit à distance ou non, à d’autres personnes. En d’autres mots, je vous affirme qu’il est porté trop d’importance à l’influence que l’on prête à la «magie noire» ou à la «sorcellerie».

Quelques soient leurs pratiques, qu’ils se livrent à l’incantation, aux malédictions ; Qu’ils utilisent photographies, dagydes ou autres objets, capables d’après eux de détruire troupeaux, familles ; capables de faire mourir leur victime ou de la rendre folle ... Nous vous l’affirmons : leurs pratiques n’ont que l’importance que vous voulez bien leur accorder. Ce ne sont pas les pratiques qui peuvent nuire mais la peur qu’elles inspirent à votre conscience, à votre superstition.

Regardez autour  de vous. Seules les personnes qui y croient subissent leur influence... (Même si cette croyance est souvent cachée au plus profond de votre subconscient) Tout comme seules les religions  pour qui Shatan existe, ont des fidèles possédés.

Cela s’explique par la force que possède la volonté propre de celui qui croit être victime de ce genre de pratique. Persuadé de leur force, l’être qui y croit se met lui-même dans un état mental et émotionnel négatif qui affecte progressivement ses différents corps. Ce n’est pas le pouvoir de «l’envoûteur» qui agit mais bien l’être lui-même qui empoisonne son propre champ énergétique et dont la peur paralyse les défenses de son organisme.

Le pouvoir de «ces jeteurs de sorts» ne dépend que de votre propre force d’autosuggestion (d’où le danger de certaines pratiques d’hypnose). Vous savez, par vos pratiques, que l’autosuggestion représente une force monumentale qui, mal utilisée, nous expose à des périls issus de notre propre conscience. Vous connaissez de même l’influence de la pensée créatrice. Votre peur, votre croyance en ces pratiques «noires» vous fait utiliser votre pensée à contre sens, elle vous amène à vous répéter vos craintes, mentalement ou oralement, tel un mantra. Et ce dernier amplifie de même les dégâts au sein de votre organisme. Vous créez ainsi les conditions psychologiques et physiologiques favorisant l’apparition de maladies mentales ou physiques. Il suffit donc, pour vous protéger, de renforcer votre mental dans sa conception de l’ineptie de ce genre de pratiques. La loi du Karma fera le reste...

Mais revenons, pendant que nous sommes sur ce sujet, sur la pensée. Vous savez que tout est vibration, y compris la matière dense. Ces vibrations ont différentes origines et nous pouvons prétendre aujourd’hui que la pensée trouve son origine dans les vibrations de l’âme et de l’esprit, liées au corps. En conséquence notre pensée est le résultat d’une double influence issu à la fois de plans extérieurs, intérieurs et supérieurs à nous. Ces plans vibratoires interfèrent en permanence entre eux. Ce qui justifie l’évolution de votre pensée mais, à l’inverse, si l’être, par ses peurs ou ses craintes, cristallise sa pensée vers un seul plan, cela amènera une régression psychique qui devient d’autant plus importante que le temps de cristallisation est prolongé. C’est ainsi qu’un être qui se croit envoûté devient de plus en plus malade et qu’il a de plus en plus de mal à s’en sortir.

Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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Samedi 2 mai 2009 6 02 /05 /2009 04:00

Exceptionnellement, je vous demanderai de ne pas lire de suite cette lettre mais d’installer votre oratoire personnel avant d’aller plus loin. Toute lecture simple n’aura pas la profondeur d’un travail en oratoire aussi faites l’effort d’entrer en vous... ! 

Bien des années se sont écoulées depuis le début de notre travail qui débuta en 1980 avec, à nos côtés, Gabrielle Carmi. Le temps amène l’oubli et je pense qu’il n’est pas inutile aujourd’hui de remémorer les bases ainsi que les raisons d’être du chemin que nous foulons ensemble aujourd’hui. 

Contrairement à beaucoup, nous ne nous targuons d’aucune lignée historique  ininterrompue depuis des temps immémoriaux. LA MASSENIE est née de la volonté d’un groupe de neuf personnes et de G. Carmi, conseillés par les mêmes « instructeurs » qui lui permirent de réactiver la Massenie du St Graal, avec laquelle nous avons travaillé pendant de longues années. 

Faisons ici un intermède afin de préciser, à nos frères ou à nos sœurs qui n’ont pas lu les ouvrages de Gabrielle, comment cette dernière, de Juive, est arrivée à la Magistrature d’un courant Chrétien qui eut pour mission de perpétuer le Nom et le travail des Templiers, à la destitution de leur Ordre, vers les années 1307... 

Gabrielle n’avait jamais eu de contact avec la Tradition. Ses seuls «travaux» se résumaient à une méditation forcée suite à un problème de vue qui la laissa pratiquement dans le noir pendant trois années. Lorsqu’ils achetèrent, Jean (son époux) et elle, une ruine en région parisienne - Jean désirait poursuivre ses recherches de Généalogie une fois à la retraite - ils ne se doutaient pas que les années 50 seraient le début de l’aventure qui les attendait ! 

Dès qu’une partie de la maison fut «habitable», Jean et Gabrielle s’y installèrent afin d’être au plus près des travaux. C’est alors que Gabrielle reçut ce qu’elle devait toujours appeler un rêve. Elle vit et entendit sa belle-mère, décédée depuis trois ans, lui révéler qu’ils devaient appeler leur maison la Massenie puisqu’elle l’avait été pendant de nombreux siècles, qu’elle avait été la première Massenie mise en place par Jean de Rampillon avec l’aide de son fils spirituel, Templier de la Couvertoirade ; ou alors, qu’elle pouvait l’appeler «la maison de l’Ariole». Dans un second «rêve», c’est Jean de Rampillon qui lui apparut, lui révélant l’histoire complète de la Massenie de la chute du Temple à l’entre-deux-guerres, comme preuves de sa bonne foi, il lui révéla où étaient cachées les médailles et symboles ayant appartenu à la Massenie. Toutes les années qui suivirent, furent pour Gabrielle l’occasion de contacts avec les différentes personnes qui avaient officié comme Magister pendant ces 6 siècles. Cela devait finir par la réactivation de la Massenie du St Graal, déclarée officiellement en 1980, après toutes ces années de gestation où un groupe oeuvrait au sein de ce que Gabrielle et Jean appelaient le Cénacle de la Massenie. 

En 1980, naissait en Auvergne la Loge Intérieure et Universelle du Temple qui devait devenir en 1994 : A.U.R.O.R.A 

Avant que nous ne rencontrions Gabrielle physiquement, il y eut de longues années d’échanges épistolaires. Nous échangions sur le Temple, sur la Massenie, sur la Chevalerie, sur l’idéal que cela représentait, sur l’espoir que les divers «contacts» de Gabrielle mettaient sur ce renouveau pour les générations à venir... 

Notre première rencontre fut ouverte par cette phrase de Gabrielle : "Inutile de se présenter plus avant, nous nous connaissons depuis tant de siècles...". Je ne savais pas à l’époque ce qu’elle sous-entendait par là. Intimidé, je ne posais pas la question... Nous repartîmes néanmoins cette fois là avec deux beaux cadeaux : la Maison d’Auvergne s’appellerait désormais «la Maison de l’Ariole»..., l’autorisation de me servir d’un sceau qui m’était cher au cœur. 

D’autres contacts eurent lieu, vous vous en doutez. Je reçus avec Françoise, l’investiture et l’initiation à la charge de Magister de ses mains. Nos travaux, au fil des ans, me permirent d’entrer en contact avec Jean de Rampillon comme avec d’autres contacts qui devaient orienter le petit groupe que nous étions vers ce qu’est LA MASSENIE aujourd’hui : Un ordre en gestation, en devenir, mais de quoi au juste ? 

Pas plus que ce n’était la vocation de la Massenie du St Graal, ce n’est pas celle de LA MASSENIE que de reproduire ce qui s’est passé entre Hugues de Payns et Jacques de Molay. Nous nous devons d’être résolument tournés vers demain, sauvegardant ainsi, par notre vécu, les valeurs fondamentales de la chevalerie Chrétienne qui restera, de tout temps, le plus belle chose qui soit, si elle est mise en pratique. 

Notre mission : Tout en nous laissant porter par les énergies Mariales de cette fin de siècle, tout en unissant la chevalerie au sacerdoce, il nous faut servir de pont entre l’époque actuelle et l’ère qui s’annonce. - En cela, LA MASSENIE ne sera jamais porteuse des messages Apocalyptiques ou millénaristes que des groupes qui usurpent le titre de Templiers ou de Chevaliers du St Graal répandent aujourd’hui. L’avenir reste devant nous !

A nous de le remplir, pour que malgré ces temps de doutes et d’illusions, malgré les faux prophètes et les scientistes, nos enfants et petits enfants puissent trouver intact notre idéal de la chevalerie. Pour cela, nous devons oeuvrer frères et sœurs, d’abord sur nous même afin de réaliser le Service Divin à l’Humanité. Nous devons prendre le chemin de l’adeptat pour pouvoir, demain, se prétendre Initié ; Pour qu’un petit groupe puisse mener à son terme le travail entreprit par les Magisters qui se sont succédés. Comme je l’écrivais dans le message qui permit à l’Ordre de naître :

«Si vous acceptez de retrousser vos manches, alors nous avons besoin de vous.»

Si vous êtes entrés chez nous pour avoir des honneurs, de beaux manteaux... Vous faites fausse route en restant chez nous. Comme l’écrivait un frère d’un Ordre ami : "Nul ne touche impunément au manteau de Marie". L’heure n’est plus à la fanfaronnade. Il n’est plus temps de jouer à l’apprenti sorcier. Il est temps pour l’humanité de relever la tête et de répondre à l’appel de Notre Divin Maître en Christ. Servons sans chercher de compensation. Aimons sans attendre de retour. «Mon royaume n’est pas de ce monde» disait-il... Alors défendons ensemble aujourd’hui les chemins qui mènent à la grande Jérusalem, à la Jérusalem Céleste... Construisons le Temple en nous.... Devenons "Prêtre à nous même" afin de l’habiter. Et cessons de nous perdre dans un intellect de plus en plus méandreux, dans un mental de plus en plus soumis à la pression des émotions. Sachons ouvrir notre cœur, sachons l’habiller des armes du chevalier. Sachons retrouver en nous la rigueur de la foi et non la mollesse de la croyance, faire vibrer en nous l’honneur et la fidélité. Il n’existe pour cela aucun dogme, l’armée de Christ et de N. Dame n’est pas un rassemblement d’esclaves mais d’Hommes libres. Il n’est pas un assemblage disparate d’individualistes mais une cohorte d’individualités qui s’étant trouvés, se sont retrouvés, unis par un seul cri : MONJOIE ! Vive Dieu St Amour !

C’est ces bases là qu’il nous faut avoir sans cesse en mémoire pour aller plus loin sur le chemin que nous avons choisi collectivement. Notre Charte, construite par les mêmes guides qui ont bâti la Massenie nous montre la voie à suivre, encore faut-il que ce document ne reste pas au simple rang des archives qui encombrent nos étagères… 

Notre Ordre s’est construit à partir de deux documents majeurs : sa Charte et son Code Moral. L’un comme l’autre doivent être lus et relus, médités... Ils ne doivent pas être l’occasion de remettre en cause l’autre mais bien moteur de notre évolution, à l’image du phare qui redonne courage aux marins en leur indiquant le cap lorsque la mer est déchaînée.

Notre humanité est entrée dans la nuit obscure de l’âme comme je vous en parle dans la communication spéciale qui fait fin à votre année de cléricature. L’homme pense avoir atteint le terme de sa quête. Il réagit tel l’adolescent qui pense être devenu un homme. Il est devenu grand mais pas forcément adulte... Mais cela, il ne le comprendra que dix ans plus tard, lorsque devenu parent, il sera confronté à la notion de responsabilité. Je vous l’ai déjà dit, le véritable cherchant pense d’abord en terme de devoirs avant de revendiquer ses droits. Il garde les pieds sur terre. Il utilise son énergie à construire l’œuvre collective et non à donner des conseils à autrui. Les voies du Ciel sont impénétrables... Autant d’excuses pour remettre en cause celles qui ne nous conviennent pas.  Ne tombons pas dans un piège aussi grossier. La voie Traditionnelle a été mise en place pour que l’être puisse se perfectionner, face à lui-même, à son libre-arbitre mais cela n’a jamais signifié faire ce qu’il veut, au moment où il le veut. Cela veut dire que l’être qui est arrivé à une prise de conscience intérieure peut trouver pour parfaire son chemin des Aînés qui l’aideront à franchir un cap de plus dans leur compréhension des plans Divins. Cette transmission n’est en rien un dû ou un troc contre espèce trébuchante. Elle est l’aboutissement d’un chemin où l’être dirige son énergie pour vivre l’esprit de ceux qui la détiennent comme un dépôt sacré dont ils ont la responsabilité. Malgré tout ce que veut nous faire croire notre société de consommation, tout ne s’achète pas...  Aujourd’hui, une grande partie pense en ces termes : "Je paye ma cotisation donc j’ai le droit de savoir... Et ce savoir doit correspondre à ce que je crois, à ce que j’aie envie d’entendre. Il ne doit en rien bousculer ma façon de penser..." . Pour être à la mode aujourd’hui, ésotériquement parlant, il faut être en contact. L’illusion est telle que l’on ne se rend même plus compte de l’aberration de ce que l’on fait dire aux Maîtres ou autres entités éclairées qui adombrent le médium. Nous sommes en pleine guerre des messages. Certains recherchent l’exotisme des religions orientales, d’autres, le pouvoir de la Magie, d’autres encore, le rêve au travers des elfes, des gnomes ou autres génies de la nature mais tous concourent à la parcellisation de la Tradition, à l’individualisation de la société, au renforcement de l’Ego...

Ma volonté, en écrivant ces lignes n’est pas d’entrer en guerre contre toutes ces manifestations d’aujourd’hui. Je n’aspire qu’à recentrer notre mission, celle de LA MASSENIE. Si de telles formes existent, c’est qu’il est des êtres pour qui cela est nécessaire... Mais vous ne les trouverez pas parmi nous. Notre mission est écrite en toutes lettres tant dans notre Charte que dans nos statuts : Sauvegarder l’esprit du Temple, sa Tradition. Cela ne veut pas dire sa forme archaïque qui est révolue mais bien son esprit, celui du moine-chevalier, engagé dans la croisade qui vise la reconquête de la Jérusalem céleste, pour Dieu et non pour lui... Nos BUTS : devenir tolérant avant toute chose ; Développer l’Amour du prochain et avoir l’esprit de service ; Apprendre à se donner et à se perfectionner ; Estimer un être pour sa valeur profonde ; Faire naître en chacun la prise de conscience et, ouvrir le chemin de la Connaissance à ceux qui le souhaitent, les mener à l’initiation sans pour cela faire prédominer telle ou telle obédience qui ne serait pas en harmonie de conscience avec la personne rencontrée.

Nous ne professons aucun dogmatisme mais cela ne veut pas dire que notre collectivité n’a pas de règles, elles existent mais elles ne sont présentes que pour nous permettre de vivre ensemble en concrétisant la voie.

Comment parler d’Amour, de Fraternité s’il manque l’élément fondamental à toute entente : La confiance. Si vous nous demandez de vous conduire tout en freinant des deux pieds dès que quelque chose vient frotter votre Ego, notre collaboration tournera vite court. Le libre arbitre n’a jamais signifié entretenir un doute permanent sur l’autre... Alors, faisons le point au plus profond de nos oratoires et situons nous. Où nous voulons sincèrement avancer sur la voie du Temple et nous nous engageons aujourd’hui, à cet instant même, devant Dieu et nos Maîtres de lumière à agir dans ce sens où, notre attente est autre... Et nous ne pouvons pas vous laisser faire fausse route. En tout Amour, c’est à vous qu’il appartient de faire un choix. Tel est le véritable libre-arbitre : Savoir faire un choix et mettre toute son énergie en action pour atteindre et réaliser ce choix.

Choisir c’est être capable de trancher, d’abandonner un des deux composants qui occasionnent la nécessité du choix. C’est un acte d’Homme libre...

Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 04:00
Dans le monde entier, de plus en plus de personnes sont attirées par l’aventure cosmique intérieure, la recherche et le voyage métaphysique, la plongée dans le mysticisme, alimentant ainsi les porte-monnaies de ceux qui en font profession.
 

Qui, aujourd’hui, n’a pas été attiré par l’annonce d’un stage sur le channeling ou proposant de dialoguer avec son ange gardien, avec son guide ou tenté de faire l’essai de ce grand retour dans les vies antérieures, de marcher sur le feu ou encore de faire un séminaire de nettoyage des çakras... Qui encore n’a pas essayé d’exercer quelque pouvoir allant de l’occulte au chamanisme ? 

La grande majorité de ces cherchants qui se cherchent est animée d’une volonté farouche de ne pas passer à côté des choses essentielles, du bonheur ou encore de la connaissance particulière et privilégiée qui leur ouvrira les portes de la Véritable SAGESSE. 

Il est certain que la connaissance de soi, l’entretien énergétique du corps physique, la mise en place de la grande fraternité humaine ou encore de la religion Universelle sont des buts nobles et louables mais il ne faut pas que la fin justifie les moyens d’autant plus lorsque cette fin n’est que poudre aux yeux, titres alléchants certes mais loin d’être à la hauteur des aspirations véritables de toute personne honnête. 

Le piège est facile. Nous vivons dans une société où l’insatisfaction va croissante. De plus en plus de personnes n’y trouvent plus leur place, que ce soit dans le monde professionnel que dans leurs relations sociales. Au dehors, l’on ne parle plus que de consommation, de crédit, de gain de productivité ou encore de temps; à l’intérieur, l’on confond trop souvent spiritualité avec merveilleux, irrationalité ou magie en tout genre... Le cherchant a rejoint les rangs du consommateur moyen. Il paye donc il a tous les droits et aucun devoir. Il lui faut  maintenant une connaissance adaptée à sa petite personnalité. Il conjugue les Vertus de la Chevalerie avec ses propres déclinaisons, l’Obéissance à ses envies ou désirs de l’instant, la Fidélité à sa propre conscience, la défense du pauvre et de l’orphelin si cela ne dérange pas trop son emploi du temps construit autour de la T.V, de ses loisirs, des conférences qui le font rêver et des stages où il peut vivre «sa spiritualité» dans un espace protégé avec des gens sélectionnés... 

Certes, le plus souvent, l’engagement de base est sincère, volontaire. Il naît d’une prise de conscience qui illumine les premiers instants, qui dénoue les contradictions, qui balaye les doutes mais il en est de même de la spiritualité que de l’Amour, après le coup de foudre passionné, il reste à construire. La Connaissance n’est pas un produit consommable sur place, elle prend racines dans le travail, la recherche sur Soi, la réflexion personnelle et l’intériorisation ; elle se nourrit journellement de la volonté. Alors, cela tourne au bricolage spirituel tout juste bon à occuper les fins de semaines, à remplir le vide d’une vie ainsi que les caisses des associations en tout genre ou les poches des pseudo-Guru. Encore que, vous en conviendrez, le prix à payer n’est pas élevé devant les avantages que procure l’anonymat. Ce dernier permet à chacun, le début de semaine venue, de reprendre ses comportements comme si de rien était, d’étaler le Week-end suivant les connaissances acquises au séminaire précédent, faisant du cherchant une personnalité à épisode «pantouflard-télé" le lundi, «bringueur» le mercredi, "Maître à penser" les Samedis et Dimanches ou encore "raciste" au travail, "moralisateur" avec les amis et "Saint homme" autour d’une table après la conférence. Qu’importe, il n’a pas pris d’engagement, le new-âge n’a pas que des mauvais côtés... ! 

Le tableau que je vous brosse peut paraître noir mais nous ne pouvons pas nous farder les yeux d’illusions. C’est au travers de la réalité qu’il nous faut puiser notre foi en l’homme, garder intacte notre certitude en ses ressources fabuleuses. Trop de «voies» jouent avec son besoin de spiritualité, avec sa volonté de retour vers Dieu, avec sa fatigue mentale due au stress quotidien. Le leurre d’un chemin facile où le manque de rigueur voisine avec le merveilleux est sécurisant et nous ne saurions lui jeter la pierre. Le duel que se livrent les «Maîtres à penser», la collusion induite par les livres en tout genre que ce soit dans les salons de l’ésotérisme ou les attelages des super-marchés fait le reste d’un travail de sape fort réussi. 

Notre monde ne manque pas de Guru mais d’instructeurs qui par leur vécu montreront que nul ne peut faire l’économie du chemin, que la séduction du discours voile souvent le message essentiel. 

L’Homme, un jour, se relèvera, redressera les Autels; Il comprendra que la Voie ne se parcourt pas à la va-vite; qu’elle induit le tâtonnement, la confrontation, l’engagement sincère, des règles de vie à ne pas transgresser. Cela viendra peut-être plus vite que l’on ne le croit car l’homme qui prend le sentier retrouve le respect de lui-même qui seul peut lui permettre de vivre l’Amour, la Tolérance et le respect inconditionnel de l’autre ; qui seul permettra de franchir le cap des prochaines années. 

C’est en cette confiance en l’Homme que j’invite chaque cherchant à croire, à la retrouver au fond de lui même et cette invitation s’adresse plus particulièrement à ceux qui se sont engagés dans LA MASSENIE. Aujourd’hui, nous ne faisons que gérer la crise qui a débuté avec la révolution solaire de 1989 et il nous faut gérer demain, sortir du cycle de la nuit obscure de l’âme. 

Il appartient dès maintenant à chaque Chevalier de respecter son serment et de se charger d’âmes, d’œuvrer dans le silence et l’humilité et non à se croire arrivé au faîte de la gloire. Un Chevalier est avant tout un cherchant qui a compris ce que signifie l’état de SERVANT. Il est donc avant tout au service de celui qui trébuche sur le chemin, il ne lui jette pas la pierre qui a fait chuter ce dernier mais lui prête son épaule pour l’aider à reprendre ses forces. 

Son but n’est pas de faire des salles pleines, d’emplir les têtes de ceux qu’il estime inférieurs mais de vivre ce qu’il a compris du chemin, d’incarner la tolérance, la fidélité en amitié, l’humilité, l’obéissance au sentier et de respecter ses engagements devant Dieu et devant les hommes, envers et contre tout et non de remettre ces derniers en cause au premier cahot. Il en est évident que je n’exclus pas de ces propos l’Ecuyer qui est, à un degré moindre, concerné en tant qu’aspirant Chevalier.

Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /2009 04:00
Oui, j'ai eu un amour déchirant, dévorant, et mon subconscient en a gardé la trace.
Cet amour, C'était Youri ... Je savais que son véritable nom était Georges ...
D'âge en âge, je recherche Youri qui, pour moi, personnifie l'amour. Est-ce devenu un mythe ou est ce une réalité ? Je veux redire combien Youri a marqué ma vie. Pour ceux qui ont lu mon livre «Le Temps hors du Temps», ce sera une répétition. Mais, pour les autres, je veux conter notre histoire telle que je l'ai vécue...
Je suis à Provins, dans la ville haute, sur le terre-plein de la Porte Saint-Jean. C'est une nuit calme, profonde, sombre. Les bois m'entourent. J'entrevois à travers eux des maisons ; quelques fumées claires s'échappent de leurs foyers, donnant une vie à la nuit. J'entends des chants religieux, des litanies accompagnées d'une basse sonore semblable à un bourdon. Ce sont les chants des offices du Vendredi Saint. Ils sont prenants, et éveillent en ceux qui les entendent le désir d'une même communion.
Cette nuit, pleine de pensées religieuses, pourrait être le chant de l'harmonie du monde. Mais, hélas !, l'angoisse est là pour certains et pour moi-même. J'attends... Je sais que par l'ordre de l'évêque, on persécute à Provins. La peur a gagné beaucoup de ses habitants et cela m'effraie. Un moine encapuchonné est près de moi. Il tient par la bride trois chevaux sellés. Deux hommes arrivent ; ils sont jeunes, de grandes capes qui me paraissent noires les enveloppent. Leurs têtes sont couvertes d'une capuche, mais ce ne sont pas des moines. L'un est très grand, l'autre petit. Le grand, Georges, a beaucoup d'aisance et de légèreté. Le petit, Blaise, plus serré dans son vêtement, marche lourdement et porte sous sa cape un gros paquet. Ils se mettent en selle après que Blaise ait confié le paquet au moine. Puis il le reprend, mais je ne vois pas s'il le met dans une sacoche de la selle. Le paquet est le Livre. Pendant un court instant, j'ai vu ce livre enveloppé dans une étoffe de drap rouge. Il est très volumineux. J'ai vu «par transparence» une page du livre portant sept points d'or reliés par des lignes. Au moment où Blaise a repris le livre au moine, il s'est penché et, j'ai vu, aussi par transparence qu'il portait au cou la croix templière des huit béatitudes suspendue à une chaîne grossière en métal.
Georges m'attire profondément. Je me sens très liée à lui. Avant de se mettre en selle, il m’enveloppe silencieusement d'un long regard. Puis le moine se signe, et les trois cavaliers partent sans bruit. Je sais qu'ils vont rejoindre Guichard dans son château pour lui confier le livre. Ils vont en confiance vers leur compagnon. Je sais que Georges et Blaise viennent de loin, et je me dis : «Partir, toujours partir, arriveront-ils vivants» ? J'ai une impression de déchirement au moment de leur départ, comme si j'étais frustrée. En état de demi-sommeil j'ai prononcé plusieurs fois le nom de «Youri» me précisant que son véritable nom était Georges, mais qu'on l'appelait Youri en souvenir du Pope. J'ai pensé aussi aux persécutions. Ma pensée ne pouvait se détacher de Youri. Je l'ai vu avec une telle précision que si je le rencontrais dans cette vie-ci je le reconnaîtrais immédiatement.
Quant au livre, je savais qu'il avait une importance capitale, qu'il fallait absolument qu'il ne parvienne pas entre les mains de l'évêque. Le voyage que Georges et Blaise entreprenaient pour le mettre à l'abri était, je le savais, plein de dangers.
Une nuit, j'ai revu Youri. Nous étions dans une petite salle souterraine à Provins. Lui seul comptait pour moi malgré ceux qui nous entouraient. Nos regards se pénétrèrent et j'ai vu dans ses yeux le signe de l'impossible. Je savais que je ne reverrai plus notre enfant, que je serai seule, que Youri repartirait. L'angoisse était sur nous.
Ce rêve a eu en moi une résonance extraordinaire.
J'ai compris que je venais de revivre des épisodes d'une vie antérieure dans laquelle Youri et moi avions été unis. J'ai souhaité de toutes mes forces revivre d'autres épisodes, comprendre quel a été le drame qui nous a privés de notre enfant, savoir quels événements nous obligèrent à nous cacher. Je pensais sans cesse à Youri et une nuit...
Je suis sur une plage méditerranéenne au sable brûlant. C'est une nuit claire du Sud où le ciel transparent et pâle s'ouvre librement au rêve et fourmille d'étoiles. La Voie Lactée flotte en écharpe au milieu d'elles. Un village s'étend derrière moi, et la blancheur de ses maisons lui donne un aspect fantomatique. J'attends Youri... La nuit s'avance et s'obscurcit. Ses bruits mystérieux m’arrivent mourants à travers l'ombre qui les porte. J'ai le mal de solitude... Mais voici venir Youri qui chasse ce mal. Nous nous retrouvons, je sens battre son coeur près du mien et je lui murmure «je t'aime, je n'ai jamais aimé que toi, Ta douce image est toujours là»...
La nuit, belle et douce nous enveloppe...
Mais l'aube blanchit à l'orient, les coqs s'appellent d'un bout à l'autre du village, et il faut nous séparer...
Je suis dans la campagne, assise à terre près d'un bosquet à Provins, dans la ville où j'ai aimé Youri.
La lumière mourante du jour me pénètre. L'ombre du soir commence à se répandre. Les couleurs bleuissent la nature en fleur... Ce soir, mon coeur est las... Les souvenirs reviennent en foule... La ronde des jours recommence... Je suis entre le rêve et l'état de veille. Les formes émergent du fond de mon âme. Les rêves d'un lointain passé, les espoirs, les désirs et les regrets de ce qui n'a pas été ressurgissent devant moi. Nous remettons souvent nos pas dans les pas des, ancêtres, mais on ne revient pas au passé déjà vécu... On ne repasse pas deux fois par le même chemin... Je revois Youri, son sourire, ses yeux tendres et enveloppants, et je pleure sur moi-même, sur notre amour détruit, sur notre séparation. Je « sais » sans pouvoir l'expliquer que je ne le verrai plus... Le moine Simon vient près de moi. Il partage ma peine... Il me parle longuement de l'après vie... Il me redonne l'espérance qu'un jour lointain nous nous retrouverons... Bercée par sa voix chaude et son affection, ma peine s'apaise... et mon rêve s'enfuit...
Une nuit, je suis avec mon Guide. Il me dit : «Je vais te montrer un épisode de ta vie car tu as vécu dans une famille provinoise existante en ce moment et que tu reconnaîtras un jour»...
Et je vois...
J'ai rencontré Youri en Grèce quand j'étais très jeune orpheline, très pauvre et très sauvage. Je revois la pauvre maison dans laquelle j'étais avec une femme. J'ai connu l'amour avec Youri en Grèce jusqu'à ce qu'il m'emmène à Provins.
Il était beau, riche seigneur. J'ai eu de lui un enfant qui m'a été volé par un pope. Je ne l'ai jamais revu dans cette vie là. Le pope avait des vues sur l'avenir de Youri et a voulu nous séparer.
Je me revois dans un endroit qui pourrait être Marseille où je dois retrouver Youri et aller avec lui à Provins. C'est à ce moment-là que se situent les scènes dans les souterrains...
Malgré mon grand désir, à ce jour, je n'ai plus jamais rêvé de Youri.
Une nuit, j'ai retrouvé le ciel méditerranéen...
Je suis dans un grand cimetière où les tombes ne sont que des pierres posées à même la terre parmi les cyprès. La bise souffle et leur arrache des gémissements lugubres. Je me sens entourée par le mal de la haine qui tue lentement. J’erre comme une âme en peine...
Si quelque passant nocturne s'était aventuré dans la solitude glacée de ce champ de repos, il aurait entendu parler tout haut dans l'ombre une voix plaintive à qui personne ne répondait et qui, dans le rythme d'une folie douce, demandait aux étoiles où était Dieu.
Cette voix, cette vieille femme, c'était MOI.
N.-B. - Extraits de mon livre « Le Temps hors du Temps ». Editions Robert Laffont, 1973. Editions « J'ai Lu », 1977.
Par Jean de St Clair, ch + - Publié dans : massenie du st graal
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