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ARCANA ARCANORUM

Même sur le sol Africain, le Graal est avant tout une quête intérieure - La Massenie ne désire que rassembler des Cherchants Sincères au delà de tout Dogme, de tout esprit de Chapelle - fidele à ce que disait Gabrielle CARMI : Oser Rêver, c'est Oser Vivre !

tout en conservant l'Esprit du Temple.

Vendredi 25 mai 2007

I) INTRODUCTION

Il m'est apparu intéressant de vous transmettre un point "particulier" de la Tradition : La Gnose. Je pense que ce petit abrégé, en complément de ce qui précède, facilitera vos premiers pas sur la Voie.

II) QU'EST-CE QUE LA GNOSE

La Gnose, du mot grec Gnôsis = Connaissance, est le lien qui rattache l'Occultisme Occidental à l'Occultisme Oriental. C'est pourquoi, je vais tenter de la définir dans cet exposé en m'étendant plus particulièrement sur le Système Gnostique de Valentin, qui je dois dire, en est pour moi la floraison suprême. Il n'entre pas dans le cadre de ce petit traité de parler de l'Histoire du Gnosticisme. Nous l'aborderons néanmoins ultérieurement, lorsque nous parlerons des Religions et des mouvements philosophiques traditionnels.

III) LA GNOSE DE VALENTIN

D'après la Gnose de Valentin, la vie actuelle du Monde n'est qu'une déformation du Plérôme. Sa reconstitution, après de nombreux cycles, marquera la fin du Monde Matériel, par la Réintégration de tous les êtres au sein de l'Unité.

Vous pouvez déjà voir ici le premier principe de l'ésotérisme dont je vous ai parlé antérieurement :

- Descente et Remontée.

- Involution et Evolution.

Mais voyons maintenant comment ce Plérôme s'est formé

Dans les profondeurs de l'Absolu, dans "Cela", que personne ne peut comprendre, existe de toute éternité, la "Pensée", la "Conscience Objective", dont l'Absolu se sert pour ses manifestations extérieures, après des siècles de sommeil et de silence.

Ce Dieu Suprême, Inconnu, ce Principe Eternel, qui communique la Vie, et ne la reçoit point, c'est le Bythos ou Profondeur ; il est l'Infini, l'Immense, le Seul Eternel, l'Invisible, l'Absolu... Comme vous le voyez donc, rien n'est nouveau en ce bas monde... Je continue donc :

Etre Suprême, le Bythos se manifeste par Trois Projections, successives d'Eons, ou si vous voulez, Emanations Divines, lesquelles sont autant d'Attributs Hypostasiés de l'Absolu.

Ces Eons se manifestent par couple, ou syzygie. La première projection de l'émanation comprend huit Eons et constitue la Divine "Ogdoade", premier degré du Plérôme composé de quatre Syzygies. La seconde projection comprend dix Eons formant la Divine "Décade", second degré du Plérôme, comprenant cinq Syzygies. La troisième projection comprenant douze Eons et constitue la Divine "Dodécade", troisième degré du Plérôme, formé de six Syzygies. Le total forme quinze couples d'Eons constituant la "Divine Plénitude".

Mais, le Plérôme ne reste pas dans cette pureté première. De tous les Eons, seul le troisième émané, fils de la première syzygie, connaissait le Père Suprême. Il désira le faire connaître aux autres, et cette tentative alluma dans tout le Plérôme un immense désir de devenir, pour parvenir à l'Absolu".

C'est alors que Sophia, le dernier Eon émané, et le moins pur, parce que le plus bas dans la série décroissante, fut consumé du désir de se réunir à l'Absolu ; et dans sa passion de connaître, s'élança hors de sa sphère pour approfondir l'ineffable "Profondeur" : le Bythos.

Imprudence folle du malheureux Eon femelle ! (Sophia=Sagesse) il voulait une chose chimérique et ne put parvenir au Suprême Propator. Mais le résultat de cette exploration de l'insondable fut la naissance d'une fille imparfaite, et sans forme, que Sophia conçut sans s'approcher d'aucun Eon mâle. C'est ici, alors que, Bythos intervenant avec miséricorde, envoya un trente et unième Eon, Horos, lequel ramena Sophia, errante, dans sa sphère, et rejeta hors du Plérôme l'avorton né accidentellement. Ce dernier tomba dans le Kénôme ou matière informe, où nous le retrouverons...

Quant au troisième Eon, Nous, responsable de cette catastrophe, il fut autorisé à concevoir, avec l'aide de sa compagne Aletheka, une nouvelle Syzygie qui devait illuminer tout le Plérôme en lui révélant le Père Inconnu. Le seizième couple d'Eons : "Christos et Pneuma-Aghion", instruisit les autres Eons du Grand Mystère de l'Etre Suprême et leur apprirent qu'ils en émanaient.

Alors, les Eons heureux d'avoir eu ainsi la Révélation du Grand Mystère, glorifièrent le Suprême Propator, et s'unissant tous ensemble dans un acte d'amour mutuel donnèrent naissance à un Trente-troisième Eon : le Soter, qui fut le plus parfait, la Fleur du Plérôme. Cet Eon fut destiné à devenir, par la suite, le Rédempteur du Monde Hylique ou inférieur.

Comme vous le voyez, dès le début du Système Gnostique Valentinien, nous nous trouvons dans le Grand Mystère de l'Emanation.

Continuons notre voyage, pour aborder maintenant le Mystère de la Création et l'Origine du Monde Inférieur.

Le Fruit abortif de Sophia-Dodécade, rejeté, nous l'avons vu, dans le Kénôme, était, quoique sans forme véritable, un être féminin. Elle reçut le nom de Sophia-Akhamoth, que l'on traduit généralement par Sagesse-Mère de la Vie.

La malheureuse Sophia-Akhamoth fut emplie de douleur dès qu'elle put se rendre compte de son véritable malheur. Elle errait, dans le plus épouvantable chaos, dans le vide et le néant, en dehors du lumineux et Divin Plérôme.

Elle (Sophia) se désolait donc dans les Ténèbres du Kénôme, quand les Eons de la Divine Ogdoade, émus, lui envoyèrent Christos et Pneuma-Aghion, avec mission de lui donner une "forme".

Alors, nous dit poétiquement la Gnose, des passions, héritées de sa Mère Sophia-Dodécade : Akhamoth, se forma l'élément matériel. De ses larmes, qu'elle répandait toujours en abondance, naquirent les Eaux de la Mer. Son immense découragement donna naissance à la Terre.

En contemplant l'Eon Christos, Akhamoth sourit, et de ce sourire naquit la "Lumière", puis Pneuma-Aghion souffla sur elle, et ainsi fut créé l'élément spirituel. Mais, ces éléments étaient encore chaotiques, et c'est pourquoi Christos s'unit à Sophia-Akhamoth avant sa réintégration dans le Plérôme d'où il enverra ensuite le Soter accompagné des Anges.

Sophia-Akhamoth donna ensuite naissance au Démiurge, Etre mixte, à la fois spirituel et hylique, qui devait être l'Architecte de l'Univers, peut-être le Grand Architecte de l'Univers... Mais, il faut dire, ici, que le Démiurge, aveugle encore, ne sut pas organiser, à l'image du Plérôme, les éléments créés par sa Mère Akhamoth. Il forma trois mondes avec une petite portion de l'élément matériel, une petite portion de l'élément psychique, et une petite portion de l'élément spirituel. Après quoi, il forma de ces trois éléments (mondes), un Homme terrestre avec un corps organisé. Il aurait voulu le former à son image en lui donnant seulement une nature matérielle et psychique (un peu comme le Golem), mais Sophia-Akhamoth (notre mère à tous en quelque sorte), conseillée par Sophia-Plérôme, déjoua ce projet.

C'est ainsi que Sophia-Akhamoth, sur les conseils de sa Mère, insuffla, dans l'Homme terrestre, un germe spirituel. Lui communiquant ainsi une étincelle de la Lumière Divine au moment même où le Démiurge venait de le former des deux éléments inférieurs.

Irrité de voir ainsi dans sa créature une intelligence supérieure à la sienne, un germe divin qu'il ne possédait pas lui-même, le Démiurge arracha l'Homme du Paradis et le précipita sur la Terre, globe subliminaire situé dans le 7ème Ciel de l'Univers, il fut alors enveloppé d'un triple corps de matière.

Ne laissez pas cette communication au stade de la seule "petite histoire", comparez ce qui vient de vous être transmis avec vos propres connaissances de la Bible ou des textes de l'ancienne Egypte.

Dans le système gnostique, comme dans d'autres systèmes ésotériques, d'ailleurs, l'Homme est Tri-Un. Nous allons donc voir qu'elle peut être sa composition à partir de ce que je viens de vous apprendre dans les lignes qui précèdent.

Vous avez lu que l'homme est composé de trois éléments :

- La Spiritualité, d'origine divine (Pneuma).

- L'Ame (Psyché).

- Le Corps (Hylé).

Cette classification, que nous retrouvons, dans les écrits de Saint Paul, est celle de l'Esotérisme Universel. Voyons maintenant rapidement, (car il faudrait de nombreuses pages si je voulais entrer dans les détails de cette histoire merveilleuse de l'Univers) les deux autres mystères :

- Le Mystère de la Rédemption.

- Le Mystère de la Réintégration.

L'Homme chassé du Paradis, vit sur la Terre dans l'ignorance de sa nature et de son origine divine. Abandonné nous l'avons vu par le Démiurge. Qui va donc l'instruire ?

Sophia (celle du Plérôme) envoie alors l'Eon Christos qui se fait Homme en se formant un corps dans le sein d'une jeune femme prédestinée que nous connaissons sous le nom de : "La Vierge Marie".

C'est ainsi qu'Il instruisit l'Humanité sur le Père Suprême, le Plérôme et les Eons.

Par lui, mes Frères et Soeurs, nous connaissons :

- L'Ogdoade,

- La Décade et la Dodécade.

- Notre Mère Spirituelle Sophia.

- Notre Mère Terrestre Akhamoth.

- Et aussi les conditions de notre salut par la Gnose.

On voit ici que la Gnose rejoint les quatre évangiles orthodoxes

Les Juifs, asservis au Démiurge, persécutent l'envoyé du Plérôme, l'arrêtent et le condamnent à mort, laissant les Romains le crucifier. Mais, la Mort ne peut rien sur les Eons, et Christos, dans son Corps Glorieux, remonte vers le Père au sein du Plérôme. La Rédemption est accomplie par la Parole de Vie proférée (I.N.R.I.), dont la recherche du sens mystérieux est le but de l'Initiation véritable, (que vous devez vous-mêmes rechercher et trouver...), et essentiellement gnostique. C'est la raison pour laquelle une vieille tradition fait inscrire ces quatre lettres "I.N.R.I." sur une pancarte dominant la croix sur laquelle fut crucifié le Maître : Jésus.

Mes Amis, avant de clore ce sujet si passionnant et si émouvant, je voudrais encore ajouter quelques précisions qui me paraissent importantes pour la bonne compréhension de la Gnose de Valentin.

En effet, d'après le Système grandiose et merveilleux de Valentin, système, qui constitue le fond de l'Initiation Chrétienne véritable, les hommes sont divisés en trois classes, en fonction de l'élément primordial qui domine en eux, à savoir :

- Les hyliques, matérialistes et idolâtres (argent, honneur, etc...) je n'ose pas dire leur nom actuel...

- Les psychiques, ne connaissant que le Démiurge : les Gourous, les Maîtres se réclamant comme tels, et l'adorant à tort comme Vrai Dieu.

- Et enfin, les pneumatiques qui ont compris l'enseignement "réel" de l'Eon Christos et sont arrivés, illuminés par la Gnose, à la perception du Dieu Absolu.

La fin du monde viendra avec l'intégration de l'élément spirituel (Ruach) en chaque être humain. D'ici là, Horos, qui refusa de réintégrer les plans Divins tant qu'un seul humain resterait sur Terre, gardera la porte. Alors, les hyliques rentreront dans le Kénôme, c'est à dire le Chaos, où ils seront annihilés.

EN GUISE DE CONCLUSION

J'espère que ce petit résumé vous aura intéressé et vous aura donné un aperçu sur cet ensemble grandiose qu'est la Gnose de Valentin.

Il faut aussi savoir que la Gnose est un Arbre dont les racines multiples plongent dans la Tradition "Une", et dont les branches et rameaux s'étendent à L'infini Cosmique, donnant naissance à de nombreuses sectes qui se sont formées et ont vécues en dehors du christianisme officiel.

Une légende, nous dit que Nicodème et Joseph d'Arimathie, (celui qui recueillit le sang de Jésus dans la coupe du Graal...), apportèrent la Gnose chez les Druides et fondèrent une Eglise Celtique, qui fut ensuite détruite par les Saxons.

La Gnose fut le Coeur de la Doctrine des Cathares et des Albigeois. Elle subsiste intacte, aujourd'hui encore, en Orient comme dans certaines communautés religieuses du Moyen Orient (chez les Druzes probablement). Une Eglise Gnostique fut fondée en Europe en 1888 par un Archiviste d'Orléans M. J. DOINEL.

Je tiens encore à préciser, pour éviter toute équivoque, que tout ce qui précède, dans ce présent essai, n'est qu'un résumé de mes recherches sur la Gnose, et non un traité académique.

Néanmoins, comme vous avez pu vous en rendre compte, il fait appel à cette Connaissance Initiatique, qui a pour préoccupation première l'avènement de ce que les textes sacrés appellent :

Un Nouveau Ciel et une Nouvelle Terre

C'est à dire, un changement dans les Mentalités comme dans les Moeurs grâce à la Connaissance... Connaissance que je vous souhaite d'acquérir avec votre "Coeur".
par Jean de St Clair, ch + publié dans : massenie du st graal
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Dimanche 6 mai 2007

"Lorsque j'ai créé la première Massenie, je voulais que mes compagnons aient déjà reçu une initiation du second degré afin qu’ils soient capables d’instruire les novices sur les premiers rudiments des lois de l’occulte. Au fur et à mesure que la Massenie s’est agrandie et s’est enrichie d’éléments valables, il s’est produit une diversité dans les degrés initiatiques des uns et des autres. Les temps n’étant pas comme aujourd’hui, les frères instruisaient à part ceux qui étaient moins avancés que d’autres, pour arriver non pas à une égalité de connaissances mais pour éviter une trop grande différence... » . En ce qui concerne la Massenie actuelle, il m’a recommandé de ne pas tomber dans l’erreur en ce qui concerne la multiplicité des grades que je pourrais être amenée à conférer, reconnus par moi, suivant mon jugement. Il pense que chacun doit s’efforcer d’évoluer par lui-même et ressentir en lui son degré initiatique. Ce n’est pas une somme de Savoir qui doit faire passer un être d’un grade à un autre. D’autant plus que cela risquerait d’éveiller le sentiment d’orgueil. Le Magister doit arriver à comprendre, à ressentir le degré initiatique de chacun mais il ne doit pas le communiquer à l’intéressé même s’il l’accompagne dans une initiation car, en le faisant, il fausserait l’épreuve. Il faut que le frère ou la sœur arrive seul à la certitude. Cela est certes plus difficile mais cela ne découragera que celui ou celle qui a besoin d’une confirmation extérieure sanctionnée par une reconnaissance d’autrui ! J’espère que ce qui précède vous aidera à mieux comprendre mon attitude qui reste dans la ligne fixée par Jean de Rampillon même si cette ligne est différente de celle tenue par bon nombre de courants initiatiques. L’essentiel restera toujours de pouvoir se fondre dans une Fraternité initiatique où chacun garde néanmoins sa propre identité.

Extrait du : "Temps hors du temps" de G. Carmi. Page 140

L'initiation conduit à la "libération" de l'être qui est une forme élargie du salut. C'est une chose concrète. Le processus initiatique se fait en trois stades : Purification - Illumination - Réintégration. L'initié regroupe les éléments de sa personnalité, ce qui lui donne confiance en lui et lui permet de mieux discerner le but. Il doit faire son introspection à travers l'intuition. Les rêves, les méditations peuvent aboutir à une évolution spirituelle et transformer sa personnalité. L'inconscient et le conscient, presque toujours en désaccord, arrivent par cela à se rejoindre et apportent une nouvelle orientation à l'individu. Le refoulement qui agit si souvent, même dans le meilleur des êtres, disparaît et la personne se retrouve ce qu'elle est réellement. Exemple, tel se croyait triste et s'aperçoit qu'il aime la gaieté... Ce chemin de l'initiation permet à l'être de se voir objectivement. Il découvre alors la solution de ses problèmes que d'autres voyaient pour lui, mais qu'il n'avait pas entrevue lui-même. Nos gestes, nos attitudes sont la manifestation de notre Moi profond, et sont le plus souvent le reflet de l'invisible. C'est pour cela que tout geste correspond au sens profond d'une valeur, d'une force, plus ou moins symboliques. La Thora donne comme signification des symboles : "ce qui est visible est le reflet de ce qui est invisible". Pour la dernière phase initiatique, le symbole doit devenir pour soi la réalité. C'est alors l'illumination. Il faut mourir à soi-même pour ressusciter. C'est la réintégration. La vérité est toujours hermétique, et les symboles permettent à l'intuition de se concrétiser. Il faut découvrir et suivre le cheminement de la pensée, faire le travail intérieur de l'étude de soi-même pour arriver à la connaissance. Il ne faut pas "apprendre" une vérité, mais "l'éprouver". Il faut transformer sa conscience individuelle en une conscience élargie universelle réalisant la notion de la vie qui passe comme une source chargée de tous les principes formant l'homme.

 

par Jean de St Clair, ch + publié dans : massenie du st graal
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Vendredi 6 avril 2007

Création, buts et fonctionnement

A la suite de l'appel lancé par Gabrielle CARMI  dans son livre : « Le Temps Hors Du Temps » édité en Février 1973 chez Robert Laffont…

« Ami lecteur, je souhaite qu’un jour nous nous retrouvions vous et moi, pour que survive l'esprit de la Massenie. »

Un certain nombre de personnes ont réagi très favorablement.

Le moment est donc maintenant venu de les rassembler.

Dans ce but, Gabrielle et son mari ont décidé de fon­der un cénacle qu’ils dénommeront « CENACLE DE LA MASSENIE », cette fonda­tion devant déboucher un peu plus tard sur la création d’une Massenie.

Le cénacle devra faciliter à ses membres le développement de leur vie intérieure et de leur spiritualité. Chacun doit retrouver en soi et réanimer le concept d'initiation, retrouver son individualité propre pour assumer pleinement sa responsabilité et aider ainsi à son épanouissement intérieur et à la transmutation de son mental.

L’étude comparative de l’ésotérisme, des religions, philosophies, ­sciences et techniques conduira à la compréhension des règles qui les régissent et des possibilités du pouvoir métaphysique latent dans l'homme.

La vérité absolue qui se cache sous l'apparence des choses est inac­cessible à nos sens physiques, mais elle peut être perçue en développant notre sensibilité par la méditation, et par la réflexion appuyée sur l'étude.

Il n'est pas douteux que le cénacle constituera un cadre favorable a ces recherches ésotériques et à cette « queste » spirituelle. Chacun appor­tera dans la mesure de ses moyens le fruit de son travail qui suscitera la réflexion de tous. Cette réflexion devra être largement ouverte à tous les idéaux généreux et élevés.

Dans le respect profond que chacun doit avoir de la liberté indivi­duelle, nous devons admettre et étudier toutes les voies traditionnelles qui conduisent à cette queste.

Le but que doivent s’assigner les membres du cénacle est d’aimer, de comprendre, et de servir dans une fraternité ésotérique.

Aucune discrimination de race, de sexe, de rang social, de religion ou d’appartenance politique ne jouera pour l’admission des membres. Celle-ci sera décidée par les fondateurs à qui les personnes désireuses d’adhé­rer au cénacle devront adresser leur demande d'admission, directement ou par l’entremise d'un membre leur servant de parrain et de caution. Après un délai de réflexion suivant une première prise de contact, directe si possible, ou à défaut par correspondance, il leur sera demandé de s'enga­ger à respecter les règles du cénacle.

Aucune hiérarchie n'est établie entre les membres du groupe qui doi­vent se considérer comme fraternellement unis et solidaires dans la pour­suite d'un même idéal.

Les fondateurs ne doivent pas être considérés comme ayant une posi­tion supérieure à celle des autres membres. Ils sont simplement responsa­bles de la bonne marche du cénacle et de l'organisation du travail dans le groupe, pour que celui-ci soit le plus efficace possible, chacun appor­tant le résultat de ses propres études, recherches et réflexions.

Sur le plan individuel, chaque membre du cénacle doit s'efforcer de rechercher en lui-même les voies de la connaissance et de son développe­ment spirituel.

Ceci n'est possible que par une vigilance de tous les instants pour dominer ses faiblesses et défauts caractériels, afin d’aboutir à la maî­trise de soi et au calme intérieur indispensable.

Sur le plan des relations avec les personnes de son entourage et de l'extérieur, il devra

Pratiquer l’amour de son prochain en donnant beaucoup sans se pré­occuper de ce qu’il peut recevoir en retour.

Faire preuve de respect d'autrui, de compréhension et de tolérance à l'égard des idées des autres, tant sur le plan philosophique que sur les plans politique et religieux.

Chaque religion comporte, sur le plan ésotérique, une part de vérité universelle souvent masquée aux yeux des pratiquants par leur trop grand attachement aux formes rituelles et à la lettre des textes. Mieux vaut les convaincre de rechercher les valeurs ésotériques de leur religion que de les pousser à l'abandonner.

S'efforcer d'amener les autres sur le chemin de la connaissance.

Combattre l'intolérance sous toutes ses formes, aider ceux qui en sont victimes sans s'en glorifier comme d'une bonne action.

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